Les 3 Rocks : musique et mauvaise foi

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 En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....

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RabbitIYH
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MessageSujet: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Dim 20 Sep 2015 - 11:02

Si. Mais ça dépend si ta lecture d'un film s'arrête au scénar ou s'étend aux thèmes qui le sous-tendent, bien sûr.
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Esther
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Dim 20 Sep 2015 - 18:11

@RabbitIYH a écrit:
Si. Mais ça dépend si ta lecture d'un film s'arrête au scénar ou s'étend aux thèmes qui le sous-tendent, bien sûr.
Oui, je sais bien que je suis bien plus con que toi et que je n'ai qu'un niveau de lecture, mais il fait parti, à mon sens, de ces films, comme sixième sens, qui s'essouffle un peu à la deuxième lecture. La réalisation de Fincher me paraît un poil trop sommaire pour s'extasier sur un tel film passé le premier visionnage. Ca n'en fait pas pour autant un mauvais film cela étant.
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 21 Sep 2015 - 3:01

Bah ne mets pas ce genre de propos dans ma bouche stp, ça va encore encourager les trolls. Razz  On a pas le même degré d’intérêt pour tout, c'est normal et il n'y avait aucune suffisance dans ma remarque. Y a quand de sacrées susceptibilités par ici... et c'est moi qu'on traite de petite nature.  Rolling Eyes

Perso j'ai préféré Sixième sens à la deuxième vision (après avoir vu Incassable et mieux compris les thèmes de Shyamalan, cette idée de complémentarité des destins de deux personnages, cette mélancolie qui ne peut être guérie que mutuellement lorsque deux êtres perdus se donnent mutuellement un sens, une place dans le monde, et ce questionnement sur la foi, plus philosophique que religieux) qu'à la première qui m'avait fait l'effet d'un bon divertissement à twist final, sans plus. Pareil pour The Game qui m'avait tout de même mis une bonne claque à la première vision mais qui révèle une tout autre dimension après Fight Club, lorsqu'on appréhende mieux les ramifications chez Fincher de cette thématique de retour aux émotions primales d'un personnage déshumanisé par la société, loin d’être un simple prétexte scénaristique dans The Game. Et puis ça reste un des films hollywoodiens les plus paranoïaques, sombres et désespérés de ces 20 dernières années.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 23 Sep 2015 - 7:11



Biopic et colle et gammes.

On aborde toujours avec une grande prudence les biopics d’icônes américaines, et d’autant plus lorsqu’elles traitent de personnages qui nous sont particulièrement chers. Foire à la performance et au pathos, du comédien qui va prendre des kilos (Paul Dano) ou jouer le cerveau cramé par les médocs (John Cusack), le pire est à redouter.
Le générique d’ouverture annonce cependant assez clairement la couleur : il ne s’agit pas de nous restituer la dynamique traditionnelle de l’ascension et de la chute, puisqu’on évacue la quasi-totalité de la gloire des Beach Boys en une séquence de sommaire à gros grain pour mieux en finir et décaper l’image comme Brian Wilson cherche à le faire avec sa musique à partir de Pet Sounds.
Exit les scènes de foule, la folie du succès ou la restitution des sixties sous LSD : ce ne sera que le second plan du véritable sujet, scindé en deux temporalités, celui de la folie d’un génie.
Soit, donc, les deux extrémités d’une aliénation : par la créativité, puis par un gourou. La deuxième partie est sans doute la plus convenue, suivant les balises d’une hagiographie victimisante où l’amour va sortir le pauvre demeuré des griffes du méchant docteur. Certes, on pouvait s’attendre à pire, (comme le présagent certaines séquences de bad trips plus que dispensables) et les comédiens, particulièrement Cusack et Paul Giamatti, sont convaincants.
C’est surtout la première période qui intéresse : celle où le jeune Brian se décide à expérimenter pour créer une musique en adéquation avec ces voix folles qui le hantent. Les discussions avec le groupe plutôt décidé à rester un boys band dans l’air du temps, le poids destructeur du père, la tension croissante avec Mike Love… Tout cela fonctionne et donne une approche crédible des coulisses de la grande histoire de la pop.
Mais le film fait surtout un bond qualitatif dans la restitution minutieuse qu’il propose des sessions d’enregistrement. Puisqu’il s’agit de plonger dans le travail d’un orfèvre, autant faire dans le détail, et ce sont là les séquences les plus passionnantes du film : la création du son, des trombones frottés sur des cordes de piano au violoncelle imitant un hélicoptère pour le riff de Good Vibrations, toutes les expérimentations sur les arrangements avant la pose des voix génère un travail de reconnaissance jubilatoire pour le fan des Beach Boys. On savait sa musique composée comme un palimpseste, on nous isole ici chaque couche, et le saveurs se multiplies en un mille-feuille unique.
Rien que pour cela, Love & Mercy mérite d’être écouté.
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Tony's Theme
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 23 Sep 2015 - 8:49

J'ai dû aller voir ce que signifiait palimpseste Embarassed

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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 23 Sep 2015 - 9:12

@Tony's Theme a écrit:
J'ai dû aller voir ce que signifiait palimpseste Embarassed

Very Happy je le savais parce que j'ai fait "lettres", sinon...

au bad, j'ai dit à des gars avec qui je jouais "attention, c'est assez connoté comme mot là"
gros silence, personne ne sourit sauf moi
les 3 se regardent et y en a un qui finit par lâcher qu'il ne sait pas ce que ça veut dire.
du coup j'ai décidé de ne plus employer de gros mot au sport.

une autre fois j'avais dit que je visais l'efficience
les mecs d'en face ont fait un malaise

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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 23 Sep 2015 - 11:25

John Kaltenbrunner a écrit:
@Tony's Theme a écrit:
J'ai dû aller voir ce que signifiait palimpseste Embarassed

Very Happy je le savais parce que j'ai fait "lettres", sinon...

au bad, j'ai dit à des gars avec qui je jouais "attention, c'est assez connoté comme mot là"
gros silence, personne ne sourit sauf moi
les 3 se regardent et y en a un qui finit par lâcher qu'il ne sait pas ce que ça veut dire.
du coup j'ai décidé de ne plus employer de gros mot au sport.

une autre fois j'avais dit que je visais l'efficience
les mecs d'en face ont fait un malaise

sport ou culture, il faut choisir!
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 23 Sep 2015 - 17:21

@Tony's Theme a écrit:
J'ai dû aller voir ce que signifiait palimpseste Embarassed
Idem ! Wink

Je reviens sur cette comparaison. Un palimpseste évoque l'idée d'un collage par accumulation sur un même support physique ?
Dans le cas du projet Smile décrit dans le film "Love & Mercy", est-ce qu'on n'est pas plutôt dans le projet virtuel d'un collage d'une multitude de supports physiques non encore réunis ?

Il y a cette scène du film où Brian est dans une salle avec des murs recouverts de bandes magnétiques d’enregistrements pour l'album... Que contienne chacune ? Une version différente d'une chanson ? Ou plus simplement l'enregistrement d'une seule piste de l'enregistrement d'un instrument ? Question technique années 67, période du développement du multi-piste : comment compilait-on les différentes pistes enregistrées sur la bande finale ? A partir de bandes ?...
On en avait parlé ici : la situation de Brian est d'être confronté à un vertige de pistes possibles. De nombreuses versions de chaque instruments, mais aussi de nombreuses versions d'enregistrements dans différents studios !! Brian développant non plus seulement pour le même morceau le multi-piste, mais le multi-studio !

Le collage dans ce contexte prendrait une tournure un peu différente de celle d'un palimpseste. En pleine idéologie créatrice psychédélique, décollant de toute réalité trop physique, on serait alors face à une bibliothèque virtuelle de versions qui offre une combinatoire hallucinante, n'ayant pas encore de réalité physique, alimentant la fragilité mentale du créateur.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 24 Sep 2015 - 6:39

Bon, je vais faire attention. Parfois je dérape, je parle de dichotomie, d'extradiégétique, de métadiscours... C'est la Sorbonne qui se rappelle à mon bon souvenir, on se remet pas facilement de ce genre de lavage de cerveau. Razz

Et pour revenir sur la dissert d'Azbin, je maintiens cette image : c'est bien une superposition de couches. Qu'elle soit virtuelle ou non n'a pas d'importance : le film insiste sur les arrangements avant la pose des voix et nous donne accès aux sous-couches fascinantes de ces chansons.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 24 Sep 2015 - 6:39



Comment vous dire adieu

S’il fallait résumer Oslo, 31 aout, on pourrait le décrire comme un film qui ne cesse de finir. Dès sa première séquence, celle d’un lent suicide raté, c’est l’adieu au monde qui prévaut, tout comme cette litanie des « Je me souviens » qui accompagne des plans urbains et sonne l’heure des bilans.
Anders est pourtant jeune, et voit dans sa sortie du centre de désintoxication l’opportunité d’un nouveau départ. Son retour sur les lieux de ce qui fut sa vie devrait être un contact avec le quotidien, un retour au réel. Pourtant, rien ne fonctionne, et c’est là la première réussite du film que de rendre palpable cette inadéquation entre cet homme brisé et l’entourage qu’il a laissé derrière lui pour aller s’en guérir. Qu’il s’agisse des proches, dont l’embarras et réel et la confiance émoussée, ou des représentants de l’ordre social, chaque échange contribue à creuser le fossé entre l’individu et le groupe, entre le mélancolique et la norme, entre le blessé et les anesthésiés. Au fil de dialogues très travaillés, c’est la mécanique du pire et de l’incommunicabilité qui s’illustre ; tout dérape, rien ne fonctionne, et tout le monde sait que si Anders est clean dans son corps, il ne l’est ni dans son cœur, ni dans sa tête. L’entretien d’embauche comme les retrouvailles avec les connaissances se transforment ainsi en une série de renoncements et d’adieux, avant que ne surgisse l’option qui se substitue aux dialogues : la vie immédiate, celle de la fête nocturne qui fut pourtant à l’origine des dérives et de la perdition.
On pouvait s’attendre au vertige de la jeunesse folle, de l’alcool, du sexe et de l’insouciance : bien entendu, par le prisme d’Anders, il n’en est rien. Mortifères, chaque élément de la fête s’épaissit de mélancolie, alors que s’accumulent les appels sans réponse à l’amour défunt, le seul qui aurait pu lui redonner goût à la vie. Pourtant, la danse est là, la jeunesse se déhanche et occasionne sa poésie suspendue, dans une virée à vélo nimbée de neige carbonique ou la visite d’une piscine à l’aube. Mais de ces flots laiteux ne surgissent que les souvenirs de ceux, plus opaques, de la tentative initiale de quitter la terre, envie qui n’a jamais cessé et prend tous les contours de l’évidence.
Comme dans les films des frères Dardenne, en empathie avec Rosetta ou l’héroïne ordinaire de Deux jours, une nuit, la caméra de Joachim Trier ne quitte jamais son personnage, sans pathos ni sadisme : elle l’accompagne et le contemple, de la même façon qu’il le fait avec le monde qu’il a besoin d’arpenter une dernière fois avant de lui faire ses adieux. Et ce plan fixe final, terrible, dit en silence les abimes du désespoir, parachevant ce film au tact impressionnant, à la fois héritier du Feu Follet de Louis Malle et profondément singulier : toujours sur le fil, funambule du désespoir.
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 24 Sep 2015 - 10:14

@Nulladies a écrit:
Bon, je vais faire attention. Parfois je dérape, je parle de dichotomie, d'extradiégétique, de métadiscours... C'est la Sorbonne qui se rappelle à mon bon souvenir, on se remet pas facilement de ce genre de lavage de cerveau. Razz

Et pour revenir sur la dissert d'Azbin, je maintiens cette image : c'est bien une superposition de couches. Qu'elle soit virtuelle ou non n'a pas d'importance : le film insiste sur les arrangements avant la pose des voix et nous donne accès aux sous-couches fascinantes de ces chansons.
La nuance que j'évoque n'est effectivement pas plus prononcée que ça dans le film exceptée cette scène devant des murs de bobines.

Cette mutation technique du son est comparable à celle que tu peux avoir avec un logiciel de traitement de l'image.
Avec une toile (ou un logiciel de traitement de l'image à 2 balles) la superposition ne supporte pas de repentir. Trop tard, on ne peut que rajouter des couches.
Avec un vrai logiciel de traitement de l'image, on a des calques isolables à disposition. On les active ou non. Idem pour le son depuis les années 60.

Quelle nuance apporte cette virtualité ? La combinatoire vertigineuse. Je ne développe pas.

Pour poursuivre au delà du biopic, avec Smile on a un collage à 3 niveaux qui rend le projet de cet album plus osé que celui de Sgt Pepper...  Wink

- collage syncrétique culturel (le syncrétisme de Sgt pepper organise chaque morceau avec un caractère homogène, alors que Smile disperse un peu partout les  divers apports culturels).

- collage technologique virtuel avec les bandes magnétiques, collage de pistes et collage de sons de différents studios (Sgt pepper en reste au collage de pistes)

- collage "compositionnel" (et émotionnel à mon sens) : certains morceaux sont constitués de récupération de morceaux de chansons déjà constitués, d'autres ont été composés selon un principe d'écriture automatique... (Sgt Pepper n'aborde pas du tout cette question).

La question du collage sera traitée par les Beatles de façon plus radicale, mais moins émotionnel à mon sens, dans le curieux morceau Révolution 9.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 6:23

@Azbinebrozer a écrit:
@Nulladies a écrit:
Bon, je vais faire attention. Parfois je dérape, je parle de dichotomie, d'extradiégétique, de métadiscours... C'est la Sorbonne qui se rappelle à mon bon souvenir, on se remet pas facilement de ce genre de lavage de cerveau. Razz

Et pour revenir sur la dissert d'Azbin, je maintiens cette image : c'est bien une superposition de couches. Qu'elle soit virtuelle ou non n'a pas d'importance : le film insiste sur les arrangements avant la pose des voix et nous donne accès aux sous-couches fascinantes de ces chansons.
La nuance que j'évoque n'est effectivement pas plus prononcée que ça dans le film exceptée cette scène devant des murs de bobines.

Cette mutation technique du son est comparable à celle que tu peux avoir avec un logiciel de traitement de l'image.
Avec une toile (ou un logiciel de traitement de l'image à 2 balles) la superposition ne supporte pas de repentir. Trop tard, on ne peut que rajouter des couches.
Avec un vrai logiciel de traitement de l'image, on a des calques isolables à disposition. On les active ou non. Idem pour le son depuis les années 60.

Quelle nuance apporte cette virtualité ? La combinatoire vertigineuse. Je ne développe pas.

Pour poursuivre au delà du biopic, avec Smile on a un collage à 3 niveaux qui rend le projet de cet album plus osé que celui de Sgt Pepper...  Wink

- collage syncrétique culturel (le syncrétisme de Sgt pepper organise chaque morceau avec un caractère homogène, alors que Smile disperse un peu partout les  divers apports culturels).

- collage technologique virtuel avec les bandes magnétiques, collage de pistes et collage de sons de différents studios (Sgt pepper en reste au collage de pistes)

- collage "compositionnel" (et émotionnel à mon sens) : certains morceaux sont constitués de récupération de morceaux de chansons déjà constitués, d'autres ont été composés selon un principe d'écriture automatique... (Sgt Pepper n'aborde pas du tout cette question).

La question du collage sera traitée par les Beatles de façon plus radicale, mais moins émotionnel à mon sens, dans le curieux morceau Révolution 9.

Oui, c'est vrai. Mais si j'avais ajouté tout ça à ma critique, on m'aurait jeté des pierres virtuelles. Parce que palimpseste et syncrétique, c'est un peu au même niveau... Very Happy
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 6:23



Au loin s’en vont les mirages.

Gus Van Sant fait partie de ces réalisateurs finalement assez rares capables de s’illustrer dans un canevas on ne peut plus classique tout en s’offrant, de temps à autre, des expérimentations en roue libre. Reste à savoir en quoi une tendance aide à contempler l’autre : ses films formatés ont-ils une singularité cachée, ou ses audaces des coutures tenaces ?

La musique qui ouvre Gerry pourrait aller dans le sens de cette hypothèse : recourir au sublime Arvo Pärt pour suivre ses protagonistes, comme il le fit avec Beethoven dans Elephant, instaure un climat propice au charme indicible, entre lyrisme mutique et durée au-delà du raisonnable.

On peut gloser sans fin sur cette errance, qui contamine de ses circonvolutions la forme même du récit, des échanges et du rythme. Evidemment, le même prénom attribué aux deux personnages nous laisse penser qu’il s’agit là d’une seule et même personne ; mais on est bien loin d’une intrigue à twist sur le modèle de Fight Club. Ce qui semble importer ici, c’est la fusion, voire la dilution de l’homme avec la nature. Loin de l’idéal romantique inaccessible d’Into the Wild, on rejoindrait plutôt les réflexions initiées par Antonioni dans Zabriskie Point et prolongées par Dumont dans Twentynine Palms : celle d’un décor aussi fascinant que dévorateur, dont la contemplation explicite l’infime place de l’homme, et de l’individu, face au monde. Dès lors, les repérages sont inutiles, la mesure du temps une illusion. Les conversations s’étiolent et prennent la forme de monologues dérisoires : l’homme est perdu, ses stratégies sont inopérantes, sa marche dénuées de direction.

Ne reste que le trajet.

C’est là la force et le parti pris majeur de Gerry : s’extraire des contingences du récit traditionnel pour explorer une parenthèse mentale, voire existentielle. Gus Van Sant oppose au relâchement général des structures une opiniâtre poursuite de ses personnages, qu’on ne lâche presque jamais, si ce n’est le temps de quelques panoramiques en caméra subjective, contemplation de l’immensité naturelle de plus en plus hostile. La durée des plans, des travelling en poursuite d’une marche interminable, met à rude épreuve les habitudes du spectateur, plongé lui dans une expérience aussi audacieuse que celle des personnages. On ne peut s’empêcher de penser à cet usage de la lenteur que fait Béla Tarr dans Les Harmonies Werckmeister ou Apichatpong Weerasethakul dans Cemetery of Splendour : comment se placer face à cet au-delà du raisonnable ? La fascination le dispute au rejet, et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’indifférence n’est pas de mise. Très étudiés, les mouvements jouent souvent sur la découverte : soit, pour les personnages, d’une incongruité, comme l’apparition sous forme de mirage d’un troisième Gerry ; soit, pour les paysages, d’une impossibilité de conclure qui donne la pleine mesure de l’infini dans lequel sont perdus les figures humaines.

Au bout du trajet, la fascination demeure. La parole s’est écorchée et semble avoir subi le même sort que celle que Beckett lui réserve dans son théâtre : vaine, on lui préfère le mouvement pur, décroché, de l’appréhension de l’espace et du temps qui se déroule, immuable et impassible. Ce déroulement, le cinéma semble à même de le restituer. C’est là la quête de Gerry.
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 9:11

@Nulladies a écrit:
@Azbinebrozer a écrit:
@Nulladies a écrit:
Bon, je vais faire attention. Parfois je dérape, je parle de dichotomie, d'extradiégétique, de métadiscours... C'est la Sorbonne qui se rappelle à mon bon souvenir, on se remet pas facilement de ce genre de lavage de cerveau. Razz

Et pour revenir sur la dissert d'Azbin, je maintiens cette image : c'est bien une superposition de couches. Qu'elle soit virtuelle ou non n'a pas d'importance : le film insiste sur les arrangements avant la pose des voix et nous donne accès aux sous-couches fascinantes de ces chansons.
La nuance que j'évoque n'est effectivement pas plus prononcée que ça dans le film exceptée cette scène devant des murs de bobines.

Cette mutation technique du son est comparable à celle que tu peux avoir avec un logiciel de traitement de l'image.
Avec une toile (ou un logiciel de traitement de l'image à 2 balles) la superposition ne supporte pas de repentir. Trop tard, on ne peut que rajouter des couches.
Avec un vrai logiciel de traitement de l'image, on a des calques isolables à disposition. On les active ou non. Idem pour le son depuis les années 60.

Quelle nuance apporte cette virtualité ? La combinatoire vertigineuse. Je ne développe pas.

Pour poursuivre au delà du biopic, avec Smile on a un collage à 3 niveaux qui rend le projet de cet album plus osé que celui de Sgt Pepper...  Wink

- collage syncrétique culturel (le syncrétisme de Sgt pepper organise chaque morceau avec un caractère homogène, alors que Smile disperse un peu partout les  divers apports culturels).

- collage technologique virtuel avec les bandes magnétiques, collage de pistes et collage de sons de différents studios (Sgt pepper en reste au collage de pistes)

- collage "compositionnel" (et émotionnel à mon sens) : certains morceaux sont constitués de récupération de morceaux de chansons déjà constitués, d'autres ont été composés selon un principe d'écriture automatique... (Sgt Pepper n'aborde pas du tout cette question).

La question du collage sera traitée par les Beatles de façon plus radicale, mais moins émotionnel à mon sens, dans le curieux morceau Révolution 9.

Oui, c'est vrai. Mais si j'avais ajouté tout ça à ma critique, on m'aurait jeté des pierres virtuelles. Parce que palimpseste et syncrétique, c'est un peu au même niveau... Very Happy
C'est bien pour ça que j'ai précisé "Pour poursuivre au delà du biopic". On n'attend plus les biopics d'artistes pour commencer à parler d'art...  Wink
Palimpseste et syncrétique : un peu au même niveau ?
Oui entre la pénurie, le grattage de parchemin pour en récupérer la matière première, et le rêve d'accumulation d'une société de grande abondance ?  Wink
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ELSD
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 9:56

@Azbinebrozer a écrit:


La question du collage sera traitée par les Beatles de façon plus radicale, mais moins émotionnel à mon sens, dans le curieux morceau Révolution 9.

Ça pique les yeux !
Titre entièrement construit par Lennon et Ono et inclus de force sur l'album Blanc.



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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 10:22

@ELSD a écrit:
@Azbinebrozer a écrit:


La question du collage sera traitée par les Beatles de façon plus radicale, mais moins émotionnel à mon sens, dans le curieux morceau Révolution 9.

Ça pique les yeux !
Titre entièrement construit par Lennon et Ono et inclus de force sur l'album Blanc.



Précision importante en effet Maître ! Que je ne connaissais pas.  Wink
Elle corrobore plutôt l'idée que je décris. Le morceau révolution 9 collage radical n'est pas représentatif du travail des Beatles, aux repères émotionnels assez classiques. On sait par contre de quoi était capable Yoko Ono comme artiste.
Le projet d'album Smile des Beach Boys tiré par un Brian délirant, aussi nunuche puisse-t-il être à écouter, était plus innovant à plein d'égards que l'album Sgt Pepper.
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Esther
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 11:14

Le truc assez marrant avec Revolution 9, c'est que Lennon, quelques mois avant avait refusé à Mc Cartney un collage similaire pour l'album Peppers. Il trouvait ça sans intérêt et prétentieux... Mais là, c'était sous l'égide de son sushi de bonne femme alors tout de suite, ça lui plaisait plus...
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 11:31

@Esther a écrit:
Le truc assez marrant avec Revolution 9, c'est que Lennon, quelques mois avant avait refusé à Mc Cartney un collage similaire pour l'album Peppers. Il trouvait ça sans intérêt et prétentieux... Mais là, c'était sous l'égide de son sushi de bonne femme alors tout de suite, ça lui plaisait plus...
Ok !  cheers
C'est vraiment intéressant de voir comment cette question du collage (syncrétisme culturel mais ici surtout psychédélisme...) anime cette période dès 67.

"sans intérêt et prétentieux" je sais pas, mais assez déconnecté du reste du travail des Beatles cela parait évident.
Le collage des Beatles, révoltion 9, est plus osé dans sa forme, avec des éléments concrets très disparates, mais moins à mon sens émotionnellement. Tout est si loin des émotions d'une chanson.

Le collage de certaines chansons de Smile est à mon sens beaucoup plus homogène et proche d'une chanson, mais bien plus troublant émotionnellement lorsque Brian compose en associant des morceaux de chansons ou en écriture automatique. On passe de la joie à la déprime, sans aucun lien, comme le visage d'un gosse de 6 mois. C'est très troublant émotionnellement, alors que des collages de sons concrets ne nous engagent pas autant intimement.


Dernière édition par Azbinebrozer le Ven 25 Sep 2015 - 11:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 11:39

Gerry, qu'est ce que ça m'avait gavé. Entre branlette intellectuelle et cette sorte de subjectivisme, d’existentialisme, qui fait effectivement penser à Beckett. Burk.
Désolé pour l'avis tranché et sans nuance après ta longue critique, mais je n'ai pas grand chose à dire de plus sur ce film qui m'avait profondément exaspéré lors du visionnage.
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ELSD
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 11:47

@Azbinebrozer a écrit:
@Esther a écrit:
Le truc assez marrant avec Revolution 9, c'est que Lennon, quelques mois avant avait refusé à Mc Cartney un collage similaire pour l'album Peppers. Il trouvait ça sans intérêt et prétentieux... Mais là, c'était sous l'égide de son sushi de bonne femme alors tout de suite, ça lui plaisait plus...
Ok !  cheers
C'est vraiment intéressant de voir comment cette question du collage (syncrétisme culturel mais ici surtout psychédélisme...) anime cette période dès 67.

"sans intérêt et prétentieux" je sais pas, mais assez déconnecté du reste du travail des Beatles cela parait évident.
Le collage des Beatles, révoltion 9, est plus osé dans sa forme, avec des éléments concrets très disparates, mais moins à mon sens émotionnellement. Tout est si loin des émotions d'une chanson.

Le collage de certaines chansons de Smile est à mon sens beaucoup plus homogène et proche d'une chanson, mais bien plus troublant émotionnellement lorsque Brian compose en associant des morceaux de chansons ou en écriture automatique. On passe de la joie à la déprime, sans aucun lien, comme le visage d'un gosse de 6 mois. C'est très troublant émotionnellement, alors que des collages de sons concrets ne nous engagent pas autant intimement.

Reste à savoir si Wilson en était déjà à raisonner en terme d'album pour les titres qui seront sur Smile. Sgt Pepper a été construit comme tel dès le début.
Je me trompe peut être mais la plupart des titres de ce qui sera Smile et auxquels on se réfère n'étaient pas achevés.
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moonriver
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 12:02

@Azbinebrozer a écrit:
@ELSD a écrit:
@Azbinebrozer a écrit:


La question du collage sera traitée par les Beatles de façon plus radicale, mais moins émotionnel à mon sens, dans le curieux morceau Révolution 9.

Ça pique les yeux !
Titre entièrement construit par Lennon et Ono et inclus de force sur l'album Blanc.



Précision importante en effet Maître ! Que je ne connaissais pas.  Wink
Elle corrobore plutôt l'idée que je décris. Le morceau révolution 9 collage radical n'est pas représentatif du travail des Beatles, aux repères émotionnels assez classiques. On sait par contre de quoi était capable Yoko Ono comme artiste.
Le projet d'album Smile des Beach Boys tiré par un Brian délirant, aussi nunuche puisse-t-il être à écouter, était plus innovant à plein d'égards que l'album Sgt Pepper.

Mais Smile n'aurait jamais vu le jour sans la sortie Sergent Pepper avant lui non?
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 13:24

@ELSD a écrit:
@Azbinebrozer a écrit:
@Esther a écrit:
Le truc assez marrant avec Revolution 9, c'est que Lennon, quelques mois avant avait refusé à Mc Cartney un collage similaire pour l'album Peppers. Il trouvait ça sans intérêt et prétentieux... Mais là, c'était sous l'égide de son sushi de bonne femme alors tout de suite, ça lui plaisait plus...
Ok !  cheers
C'est vraiment intéressant de voir comment cette question du collage (syncrétisme culturel mais ici surtout psychédélisme...) anime cette période dès 67.

"sans intérêt et prétentieux" je sais pas, mais assez déconnecté du reste du travail des Beatles cela parait évident.
Le collage des Beatles, révoltion 9, est plus osé dans sa forme, avec des éléments concrets très disparates, mais moins à mon sens émotionnellement. Tout est si loin des émotions d'une chanson.

Le collage de certaines chansons de Smile est à mon sens beaucoup plus homogène et proche d'une chanson, mais bien plus troublant émotionnellement lorsque Brian compose en associant des morceaux de chansons ou en écriture automatique. On passe de la joie à la déprime, sans aucun lien, comme le visage d'un gosse de 6 mois. C'est très troublant émotionnellement, alors que des collages de sons concrets ne nous engagent pas autant intimement.

Reste à savoir si Wilson en était déjà à raisonner en terme d'album pour les titres qui seront sur Smile. Sgt Pepper a été construit comme tel dès le début.
Je me trompe peut être mais la plupart des titres de ce qui sera Smile et auxquels on se réfère n'étaient pas achevés.

ELSD, oui je pense. Il s'agit d'un projet écrit avec le parolier Van Dyke Parks; ni plus ni moins qu'une "symphonie adolescente à Dieu" ! On voit des scènes dans le film qui attestent des tensions crées...  Laughing

Moon, je crois qu'on peut dire que l'enregistrements des 2 albums a eu lieu sur la même période, et débuté à l'automne 66... D'après Paulo, Pet sounds avait influencé et présidé aux destinées de Sgt Pepper, puis la légende raconte que Paulo a fait écouter une bande de Sgt Pepper à Wilson, en avril 67 et qu'il en aurait été déstabilisé. Mais ce n'est pas traité dans le film...
http://www.productionsdulagon.com/Brian.html

Pour donner du sens à ces échanges sur Smile et Sgt Pepper, on en est à un moment où la contre culture pop prend une dimension d'une ambition folle. Le collage culturel de ces albums, syncrétisme, prémisse de ce qui poussera le prog-rock, participe de l'ambition d'intégrer toute les cultures en son sein ! Certains analysent cette tournure pop/rock comme un des éléments du nivellement culturel post-modern à partir des années 60/70, pour lequel il n'y a plus de hiérarchie culturelle ("la grande" et la "petite musique" par exemple...).

Autre enjeu la place du psychédélisme et la réflexion sur l'homme qu'il impose.  rabbit  Écrire de façon automatique comme Brian sur Smile, c'est participer à cette période à l'idée montante dans la société, que l'inconscient libère l'homme.  pig Le rock popularise le programme surréaliste.

Pour conclure momentanément, ELSD...  Wink  il faudrait lire les textes de Smile et comprendre précisément comment Parks envisageaient de lier l'énergie adolescente à une question divine ! Apparemment les textes planaient bien et la période 67 aussi !... cheers
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Esther
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 14:15

@ELSD a écrit:

Reste à savoir si Wilson en était déjà à raisonner en terme d'album pour les titres qui seront sur Smile. Sgt Pepper a été construit comme tel dès le début.
Je me trompe peut être mais la plupart des titres de ce qui sera Smile et auxquels on se réfère n'étaient pas achevés.
Oui et non. C'est vrai pour les trois premiers titres et le projet a ensuite été abandonné... Ceci dit, les Beatles ont travaillé sur les collages dès Revolver. Certes, c'était pour les insérer dans un format pop, mais ils ont fonctionné avec du collage de bandes.
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ELSD
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 15:23

Oui, Tomorrow Never knows est un modèle du genre.

Azbin, pour m'être bien intéressé au groupe, je ne crois pas qu'ils aient autant "intellectualisé" leur musique que n'a pu le faire Brian Wilson qui au contraire des autres était chargé comme une mule en studio (Lennon l'a été quelque fois mais s'est vite calmé), il était en plein trip et a certainement voulu atteindre une forme de réalité qui restait plus conceptuelle pour les Beatles.
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 25 Sep 2015 - 16:02

@Esther a écrit:
@ELSD a écrit:

Reste à savoir si Wilson en était déjà à raisonner en terme d'album pour les titres qui seront sur Smile. Sgt Pepper a été construit comme tel dès le début.
Je me trompe peut être mais la plupart des titres de ce qui sera Smile et auxquels on se réfère n'étaient pas achevés.
Oui et non. C'est vrai pour les trois premiers titres et le projet a ensuite été abandonné... Ceci dit, les Beatles ont travaillé sur les collages dès Revolver. Certes, c'était pour les insérer dans un format pop, mais ils ont fonctionné avec du collage de bandes.
Merci pour l'info !

@ELSD a écrit:
Oui, Tomorrow Never knows est un modèle du genre.

Azbin, pour m'être bien intéressé au groupe, je ne crois pas qu'ils aient autant "intellectualisé" leur musique que n'a pu le faire Brian Wilson qui au contraire des autres était chargé comme une mule en studio (Lennon l'a été quelque fois mais s'est vite calmé), il était en plein trip et a certainement voulu atteindre une forme de réalité qui restait plus conceptuelle pour les Beatles.
Oui d'accord pour considérer l'approche des Beatles sur le collage comme plus conceptuelle. Après le côté intellectualisé que tu évoques pour Brian, je n'ai pas assez d'éléments... Il y a les textes de Parks, les produits pour accompagner, le parcours personnel de Brian plus impactant et son génie propre, pas seulement mélodique...

Et puis... ce n'est pas une opposition entre deux clubs de bonne famille. Les beach Boys même s'ils n'y sont pas associés sont au cœur de la côte ouest psychédélique, Summer of love en cours et Cie !! On le sent un peu dans le film, ce n'est pas assez traité car le sujet c'est bien sûr un personnage... Il faudrait montrer les liens entre Wilson et tout ce qui se passe sur la côté ouest à ce moment là !

(Le film d'ailleurs isole ensuite totalement Brian. Et on ne sait rien de la fin de ce qu'on appelle aussi "The end of summer of love", de "Pacific ocean" par exemple et du destin de Dennis Wilson. Mais on traite un bonhomme qu'on isole bien et qu'on réduit à son drame perso... Je m'arrête... ma  haine profonde des biopics me revient ! Twisted Evil  Twisted Evil  Twisted Evil  )
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