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 [Cycle] Jean Renoir

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Rorschach
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MessageSujet: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 0:32



Dernière édition par Rorschach le Lun 13 Jan 2014 - 22:55, édité 2 fois
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 7:35

Jamais vu celui-là !
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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 7:47

« La vie, c’est une question d’habitude, on s’y fait »

A l’origine, Le Crime de M. Lange devait s’intituler La Cour : c’est en effet dans le cadre strict d’une cour d’immeuble que se passe la majorité du récit, reconstruite dans les studios de Boulogne pour permettre à Renoir une liberté totale dans ses prises de vue.
Film de son époque, le front populaire de 1936, il nous livre une partition échevelée sur les bienfaits de la coopérative ouvrière, l’enthousiasme collectif et la solidarité.
Accompagnant ses nombreux personnages qui ne cessent de se croiser dans les cages d’escalier, boivent et chantent ensemble, la caméra virevolte, parcourt les façades, à l’image de celle d’Ophuls dans le prologue de La Maison Tellier, au sein du Plaisir. L’atmosphère jubilatoire, spontanée et rythmée n’est pas sans annoncer celle de La Règle du Jeu l’année suivante, à une différence près, mais de taille : nous sommes ici dans les couches populaires, d’une insolence enfantine, magnifiée par l’écriture de Prévert. Ce n’est pas un hasard si la coopérative doit son succès à un feuilleton de cowboy pour enfants « Arizona Jim », sous la plume d’un Amédée Lange lunaire et rêveur. Ici, peu de satire, et un méchant à la mesure de ce monde désinvolte : le génial Batala, Jules Berry au meilleur de sa forme, bonimenteur de première classe, truculent d’escroquerie et de séduction vénéneuse.  
Renoir l’a dit lui-même, il a réalisé là un « film de copains », et l’atmosphère restitue à merveille cet esprit : au cours de rabelaisiennes beuveries, on est subjugué par la spontanéité des comédiens, la fulgurance des répliques et des éclats de rire. Il est difficile de ne pas croire qu’une bonne partie des échanges soit improvisé tant ils paraissent authentiques.
La désinvolture de l’ensemble peut aller jusqu’à déconcerter, qu’on considère la mort d’un nouveau-né comme prétexte à un jeu de mot (« Hélas, c’était tout de même un parent ») qui déclenche  l’hilarité, ou qu’on propose une transition entre deux scènes où l’écran en carton se déchire… toutes les audaces sont tentées, la plupart du temps pour le meilleur.
Renoir n’en aborde pas moins des sujets plus graves, notamment, par une constante qu’on retrouve chez plusieurs personnages, la condition des femmes ; si Valentine, le personnage principal, illumine de sa force et de sa gouaille toute la joyeuse compagnie, allant jusqu’à conduire son couple avec Amédée (dont elle se moque du prénom avec un naturel confondant et un rire on ne peut plus communicatif), d’autres subissent plus silencieusement les assauts des salauds, et c’est bien comme une revanche sur ces abus qu’est à comprendre le fameux crime éponyme.
Ce dernier, attendu puisqu’annoncé comme amorce d’un récit rétrospectif, est certes le point d’orgue du film, magnifié par un plan séquence circulaire absolument magistral. Mais ce qu’on retiendra surtout, c’est le style au service du collectif, la formidable vivacité avec laquelle Renoir parvient à dépeindre une bande, sa vie et ses élans enthousiastes.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 18:44

Ce soir, je me fais Le Caporal épinglé.
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 21:05

Il devait pas faire une review Rorschach ?

Hein ?
Ouais je balance ouais Wink
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 21:17

Roro, il vient juste de se poser sur le fofo après avoir mis le feu sur le groupe de foot de FB Wink
Si ca te dit de nous rejoindre Wink
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ELSD
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 21:41

C'est quoi le groupe
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 21:45

@ELSD a écrit:
C'est quoi le groupe

mp Wink
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 21:47

@Rorschach a écrit:
Roro, il vient juste de se poser sur le fofo après avoir mis le feu sur le groupe de foot de FB Wink
Si ca te dit de nous rejoindre Wink
ha bah tu m'étonnes.... vu que ribery vient de subir un hold-up manigancé par ronalbo-goss....
Notre ami roro, du coup il marche sur l'eau là....
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 21:48

je fais ma critique ds un moment, OK pr le caporal épinglé, je lance ds 30 min Wink
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 22:54

Sublime film hier, il y a longtemps que je n avais pas vu un film de Renoir, et c est tjs le même plaisir que de se retrouver face à une de ses oeuvres sans aucune ironie. J'aime chez lui cette façon singulière de filmer quelque chose de simple, une banale scène de la vie quotidienne qui devient effroyable. Comme dans beaucoup de ses films, chaque personnage scelle souvent le destin d'un autre. Valentine suite à ses aventures avec Batala cherche et à trouver une indépendance. L'arrivée du commissaire de la sureté provoque le départ de Batala. Lange qui fait son crime suite aux insinuations des autres qui le poussent in fine et l’amène à prendre sa destinée en main, même si cela doit passer par le meurtre...meurtre en l’occurrence de son créateur (lui, qui ne sait pas comment le remercier...). Batala est une allégorie, un mélange trouble entre snobisme et aristocratie contre la montée en puissance du collectif ouvrier conscient de son rôle à jouer. Et qui encore une fois doit son salut à une autre personne, en l'occurrence Batala qui s'enfuit. Chaque pièce du puzzle s'imbrique les unes dans les autres...Lange s'imbriquant dans Valentine, Batala dans Estelle...(je sais je suis coquin). Le socle de ce puzzle étant au final cette cour d'immeuble où tt s'entremêle avant de trouver la bonne place pour s'intégrer, les mauvaises pièces étant rejetées (Batala) et celle qui ne peuvent plus rentrer pour que tt puisse s'imbriquer et retrouver une harmonie (Valentine et Lange qui se barrent). Le dernier regain de cette vieille bourgeoisie étant le sourire carnassier de Batala qui veut dévorer Estelle, cependant le bébé ne survivra pas...signe prémonitoire de la fin ? de sa fin ?. Le pauvre cocu cycliste retrouve sa femme, le bien finit souvent par vaincre le mal. La qualité des prises des vues et vraiment bonne même si je déplore la quantité de fondus par forcément toujours utiles mais en remettant les choses dans le contexte, il fallait faire comprendre les ellipses à des gens pas forcément habitués au cinéma. Tout prend place dans cette cour, un vrai huis-clos où chacun règle ses comptes avec la vie. Un cercle vicieux en somme...
Le thème du film est un sujet éculé depuis très longtemps, transposable à bien des époques, à chaque avancée sociale (révolution, 1936...). Le personnage de Batala par son caractère est l'archétype du requin auquel tout doit appartenir, je n ai pas vu le "loup de Wall-Street" mais le personnage est dans le même genre, rien ne doit lui résister, tout lui appartient, la facilité de l'argent, avec le soupçon d'honneur. Il séduit tout le monde par ses paroles, tout le monde est sous son charme (homme ou femme), la morale étant Valentine qui cependant a vu le loup peut-être d'un peu trop près. Lange, l'archétype du pauvre con, inutile qui vit dans ses rêves mais qui à la fin a un vrai comportement d'homme et tue son démon le père Batala, une vraie affirmation de son changement de statut, se sentant jusquà prêt d'assumer son acte avant que la "morale" vienne lui dire que tout être peureux comme lui ne peut que fuir, encore une fois, il se fait manipuler...quel pauvre naze ce petit "ange". L'illusion d'avoir réussi est toujours là. Finalement qui est le plus heureux ? Sans doute le loup de la gare...symbole du sans foi ni loi, du fils Meunier ? Rien à battre, j ai juste envie de me marrer et de me faire chier mon père. Son rôle d'ailleurs est trouble, notamment son dialogue avec le chef rédacteur au bord de la fenêtre...son attitude et sa gestuelle semble ambiguë, l espoir viendra sans doute de lui...
Bref, un film très actuel, une allégorie du petit et du gros méchant. Une façon de filmer sensible et des acteurs fantastiques ! J'ai beaucoup aimé.

A demain pour le "Caporal épinglé"...
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Lun 13 Jan 2014 - 22:55

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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mar 14 Jan 2014 - 5:44

@Rorschach a écrit:
Sublime film hier, il y a longtemps que je n avais pas vu un film de Renoir, et c est tjs le même plaisir que de se retrouver face à une de ses oeuvres sans aucune ironie. J'aime chez lui cette façon singulière de filmer quelque chose de simple, une banale scène de la vie quotidienne qui devient effroyable. Comme dans beaucoup de ses films, chaque personnage scelle souvent le destin d'un autre. Valentine suite à ses aventures avec Batala cherche et à trouver une indépendance. L'arrivée du commissaire de la sureté provoque le départ de Batala. Lange qui fait son crime suite aux insinuations des autres qui le poussent in fine et l’amène à prendre sa destinée en main, même si cela doit passer par le meurtre...meurtre en l’occurrence de son créateur (lui, qui ne sait pas comment le remercier...). Batala est une allégorie, un mélange trouble entre snobisme et aristocratie contre la montée en puissance du collectif ouvrier conscient de son rôle à jouer. Et qui encore une fois doit son salut à une autre personne, en l'occurrence Batala qui s'enfuit. Chaque pièce du puzzle s'imbrique les unes dans les autres...Lange s'imbriquant dans Valentine, Batala dans Estelle...(je sais je suis coquin). Le socle de ce puzzle étant au final cette cour d'immeuble où tt s'entremêle avant de trouver la bonne place pour s'intégrer, les mauvaises pièces étant rejetées (Batala) et celle qui ne peuvent plus rentrer pour que tt puisse s'imbriquer et retrouver une harmonie (Valentine et Lange qui se barrent). Le dernier regain de cette vieille bourgeoisie étant le sourire carnassier de Batala qui veut dévorer Estelle, cependant le bébé ne survivra pas...signe prémonitoire de la fin ? de sa fin ?. Le pauvre cocu cycliste retrouve sa femme, le bien finit souvent par vaincre le mal. La qualité des prises des vues et vraiment bonne même si je déplore la quantité de fondus par forcément toujours utiles mais en remettant les choses dans le contexte, il fallait faire comprendre les ellipses à des gens pas forcément habitués au cinéma. Tout prend place dans cette cour, un vrai huis-clos où chacun règle ses comptes avec la vie. Un cercle vicieux en somme...
Le thème du film est un sujet éculé depuis très longtemps, transposable à bien des époques, à chaque avancée sociale (révolution, 1936...). Le personnage de Batala par son caractère est l'archétype du requin auquel tout doit appartenir, je n ai pas vu le "loup de Wall-Street" mais le personnage est dans le même genre, rien ne doit lui résister, tout lui appartient, la facilité de l'argent, avec le soupçon d'honneur. Il séduit tout le monde par ses paroles, tout le monde est sous son charme (homme ou femme), la morale étant Valentine qui cependant a vu le loup peut-être d'un peu trop près. Lange, l'archétype du pauvre con, inutile qui vit dans ses rêves mais qui à la fin a un vrai comportement d'homme et tue son démon le père Batala, une vraie affirmation de son changement de statut, se sentant jusquà prêt d'assumer son acte avant que la "morale" vienne lui dire que tout être peureux comme lui ne peut que fuir, encore une fois, il se fait manipuler...quel pauvre naze ce petit "ange". L'illusion d'avoir réussi est toujours là. Finalement qui est le plus heureux ? Sans doute le loup de la gare...symbole du sans foi ni loi, du fils Meunier ? Rien à battre, j ai juste envie de me marrer et de me faire chier mon père. Son rôle d'ailleurs est trouble, notamment son dialogue avec le chef rédacteur au bord de la fenêtre...son attitude et sa gestuelle semble ambiguë, l espoir viendra sans doute de lui...
Bref, un film très actuel, une allégorie du petit et du gros méchant. Une façon de filmer sensible et des acteurs fantastiques ! J'ai beaucoup aimé.

A demain pour le "Caporal épinglé"...

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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mar 14 Jan 2014 - 5:56

@Rorschach a écrit:

« N’ayant pas de condition, je pars à la recherche de la dignité humaine »

« C’est à nous de démerder tout seul »
C’est avec une de ces phrases que débute le récit de la bande de prisonniers de guerre français en Allemagne. Du déjà vu, non ?
En 1962, pour l’un de ses derniers films, Renoir récidive avec les grands thèmes de la Grande Illusion. L’amitié, l’engagement, la solidarité reprennent leurs droits dans ce film d’une nouvelle génération d’acteurs, celle de Cassel, Brasseur, Rich, Carmet et le jeune Guy Bedos. Toujours aussi bien dirigés, ils offrent un nouveau panorama des élans humains face à l’adversité.
Davantage pluriel, le film est moins linéaire et plus accidenté que son illustre prédécesseur. Tout entier porté par l’échec des multiples tentatives d’évasion, il dessine une carte labyrinthique de l’emprisonnement où chacun se rappelle avec nostalgie de sa fonction dans le civil, condamné à un uniforme et des travaux forcés qui le prive de toute individualité. C’est pourtant bien cette dernière que Renoir, toujours avec la même tendresse et le même sens du portrait, esquisse au fil des aller-retour d’un camp à un l’autre. Régulièrement travestis en civils, par de petites incursions dans une vie allemande où ils font mine de se fondre, parfois comiques, souvent pathétiques, les hommes se dispersent : certains s’accommodent de la captivité, d’autres refusent le compromis, et se heurtent avec violence aux cloisons de moins en moins matérielles, mais qui se rappellent toujours finalement à eux.
Composite et très attachante, la galerie des énergumènes se consolide à mesure que les épreuves les blessent. Si la tentation à l’endormissement de la servitude les guette, un compagnon ou une femme saura toujours les remettre sur la douloureuse voie de l’héroïsme. C’est une main cachée sous la table qui sert le bras d’un compagnon pour lui dire silencieusement adieu, c’est le sourire de celui qui s’est fait prendre en voyant ceux qui s’en sortent, où à l’inverse, la fuite lente et discrète de ces derniers lorsque l’un d’entre eux tombe dans les mailles du filet… Souvent, c’est le silence qui magnifie l’entreprise, à l’image de cette très belle scène où l’on compte les secondes pour vivre, à l’aveugle et par procuration, la fuite d’un compagnon à l’extérieur.
S’il donne moins à voir le camp des allemands que dans La Grande Illusion, c’est par petites touches qu’il aborde la question : l’esquisse d’une idylle avec la fille de la dentiste, et, sur la route, le témoignage d’un couple mixte qui semble répondre à celui, éphémère, que formait Gabin.
Plus confidentiel, plus modeste car éparpillant l’humanité sur une plus grande galerie de personnages, Le Caporal Epinglé n’a certes pas le souffle et la grandeur La Grande Illusion ; il n’en est pourtant pas moins un film vibrant d’humanité, porté par des comédiens qui, à l’issue du récit et comme souvent chez Renoir, ont su devenir des compagnons familiers des spectateurs.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mar 14 Jan 2014 - 19:22

Ce soir, La bête humaine.
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mar 14 Jan 2014 - 20:52

Jean Renoir... Alors là c'est craquant ! Chui preneur d'un petit lien pour le Crime (j'ai honte je sais plus si je l'ai vu). Par contre les autres ça reste fort.
Et les cinéastes à la Renoir comme Satyajit Ray...
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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mar 14 Jan 2014 - 21:22

@Azbinebrozer a écrit:
Jean Renoir... Alors là c'est craquant ! Chui preneur d'un petit lien pour le Crime (j'ai honte je sais plus si je l'ai vu). Par contre les autres ça reste fort.
Et les cinéastes à la Renoir comme Satyajit Ray...

Lui fait partie des grands que j'ai encore à découvrir...

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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mar 14 Jan 2014 - 21:46

OK, je poste ma critique du caporal dans un moment Wink
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mer 15 Jan 2014 - 0:29

Le caporal épinglé...ou le mythe de Sisyphe revu et résolu ?

Prenez 4 personnages, le trouillard (Rich), le trouillard mais capable d'avancer si on le pousse un peu (Brasseur), celui qui se prend pour un héros sans se soucier du sort des autres (Cassel) et en dernier le pov'gars qui s'est pas trop ce qu'il fait là (Carmet / Bedos)...mélangez tout cela et vous obtiendrez une équipe bancale prête à tout pour se faire choper aux quatre coins de l'empire de 1000 ans.
Le caporal qui fuit sa condition qui pense toujours être courageux mais est incapable de se faire la malle seul, il a tjs besoin de quelqu'un pr dépasser sa condition, c est un assisté apparemment qui au détriment des autres ne pense qu'à sa liberté sans se soucier de la volonté des autres. Il pense pouvoir mener les autres mais les mène plusieurs fois à la chute (Papa, Jean Carmet, Guy Bedos...). Gros manque de confiance en lui, il pense détenir la vérité croyant que la liberté se vit en dehors des barbelés. Qui est le plus courageux finalement, celui qui reste digne dans la baraque s en mettre en danger la vie d'autrui ou celui qui par tous les dangers veut s'extraire de sa condition avec tous les dommages collatéraux que cela peut entrainer...Veritas, quid est veritas ?
Le film n'est qu'un enchainement d’évasion avec quelques intrusions de la vie dans les stalags et les villes allemandes. Chaque évasion se solde souvent par un échec, on recommence ensuite. La déception vient sans doute de la façon dont Renoir traite le soldat allemand, comme un soldat un peu con-con, l'honneur revenant quand même aux français Wink Ok, la guerre n'était pas très loin et encore dans les esprits. Un film remplit de bons sentiments notamment ou le trouillard fini comme un con et le héros en héros xD
Les acteurs sont au top avec une mention spéciale pour Cassel, étincelant dans son rôle et Brasseur pas mal du tout.
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mer 15 Jan 2014 - 1:31

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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mer 15 Jan 2014 - 6:07

@Rorschach a écrit:
Le caporal épinglé...ou le mythe de Sisyphe revu et résolu ?

Prenez 4 personnages, le trouillard (Rich), le trouillard mais capable d'avancer si on le pousse un peu (Brasseur), celui qui se prend pour un héros sans se soucier du sort des autres (Cassel) et en dernier le pov'gars qui s'est pas trop ce qu'il fait là (Carmet / Bedos)...mélangez tout cela et vous obtiendrez une équipe bancale prête à tout pour se faire choper aux quatre coins de l'empire de 1000 ans.
Le caporal qui fuit sa condition qui pense toujours être courageux mais est incapable de se faire la malle seul, il a tjs besoin de quelqu'un pr dépasser sa condition, c est un assisté apparemment qui au détriment des autres ne pense qu'à sa liberté sans se soucier de la volonté des autres. Il pense pouvoir mener les autres mais les mène plusieurs fois à la chute (Papa, Jean Carmet, Guy Bedos...). Gros manque de confiance en lui, il pense détenir la vérité croyant que la liberté se vit en dehors des barbelés. Qui est le plus courageux finalement, celui qui reste digne dans la baraque s en mettre en danger la vie d'autrui ou celui qui par tous les dangers veut s'extraire de sa condition avec tous les dommages collatéraux que cela peut entrainer...Veritas, quid est veritas ?
Le film n'est qu'un enchainement d’évasion avec quelques intrusions de la vie dans les stalags et les villes allemandes. Chaque évasion se solde souvent par un échec, on recommence ensuite. La déception vient sans doute de la façon dont Renoir traite le soldat allemand, comme un soldat un peu con-con, l'honneur revenant quand même aux français ;)Ok, la guerre n'était pas très loin et encore dans les esprits. Un film remplit de bons sentiments notamment ou le trouillard fini comme un con et le héros en héros xD
Les acteurs sont au top avec une mention spéciale pour Cassel, étincelant dans son rôle et Brasseur pas mal du tout.

Je n'avais pas vu à ce point la condamnation possible du Caporal dans son égoïsme, mais dit comme ça, ça se défend. D'accord pour le point de vue allemand,c'est ce qui manque ici, même si on en a quelques touches. Et pour la fin de Rich, il a tout de même une certaine forme d'héroïsme, à la Don Quichotte, certes, mais moins pragmatique et dépendant des autres.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mer 15 Jan 2014 - 7:21

@Rorschach a écrit:

Ceux qui s’aiment prendront le train

Voilà probablement l’un des films que j’apprécie le moins de Renoir, mais sûrement pour de mauvaises raisons. J’ai énormément travaillé sur le roman de Zola, que je connais pour ainsi dire par cœur, et le travail de mon imaginaire et du décorticage du texte n’aident en rien à la tolérance face aux inévitables raccourcis et amputations de l’adaptation filmique.
Le film est évidemment de qualité ; cadrage, photographie, éclairage, gestion de l’espace sont exploités avec le talent habituel du maitre. La mobilité de la caméra dans les scènes les plus intenses des intérieurs, dont Séverine est toujours la victime, ou lorsqu’on va chercher, dans le wagon, à voir le corps poignardé de Grandmorin, est d’une grande maitrise. Mais c’est dans la vie donnée au chemin de fer, notamment lors de la séquence inaugurale, que le film dévoile toute sa puissance : longue ouverture sans dialogue (mais magnifiée par un grand travail sur le son et les inflexions du fracas du train, qu’il soit à l’air libre, dans un tunnel ou sur un pont suspendu…), précipitation à la fois enthousiaste et inquiétante de la machine, elle dit aussi l’implacable tragique qui menace les personnages.
Le jeu de Gabin, tout en fragilité et nonchalance, est assez surprenant, surtout au début, lors du dialogue avec Flore ; un rien désabusé, il évoque son mal par un « c’est terrible » un peu las, mélancolique davantage que pathétique. Pourtant, l’interprétation finit par avoir du sens dans la réécriture proposée, notamment dans la fin qui n’a pas grand-chose à voir avec celle de Zola. Toujours aussi attachant, le fidèle Julien Carette donne une épaisseur bienvenue à Pecqueux, tout en gouaille parisienne, et Fernand Ledoux, en mari jaloux, est lui aussi plutôt convaincant.
Le film n’en est pas moins desservi par une batterie d’éléments qui l’alourdissent à mon sens considérablement : assez théâtral et figé, (ces scènes de baisers, ces poses du couple joue contre joue…), étrangement rythmé dans certaines scènes de violence, souligné par une musique poussive, il empêche souvent le surgissement de l’émotion. Simone Simon, bien plus convaincante dans La Féline de Tourneur, est assez irritante et ne semble pas à la hauteur de la perversité croissante de son personnage.
Je serais curieux de savoir ce que j’aurais pensé du film sans avoir lu le roman ; toujours est-il qu’il est incontestablement en dessous des deux chefs d’œuvres qui l’encadrent dans la filmographie de Renoir, La Grande Illusion et La Règle du Jeu.
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mer 15 Jan 2014 - 9:45

@Nulladies a écrit:
@Rorschach a écrit:
Le caporal épinglé...ou le mythe de Sisyphe revu et résolu ?

Prenez 4 personnages, le trouillard (Rich), le trouillard mais capable d'avancer si on le pousse un peu (Brasseur), celui qui se prend pour un héros sans se soucier du sort des autres (Cassel) et en dernier le pov'gars qui s'est pas trop ce qu'il fait là (Carmet / Bedos)...mélangez tout cela et vous obtiendrez une équipe bancale prête à tout pour se faire choper aux quatre coins de l'empire de 1000 ans.
Le caporal qui fuit sa condition qui pense toujours être courageux mais est incapable de se faire la malle seul, il a tjs besoin de quelqu'un pr dépasser sa condition, c est un assisté apparemment qui au détriment des autres ne pense qu'à sa liberté sans se soucier de la volonté des autres. Il pense pouvoir mener les autres mais les mène plusieurs fois à la chute (Papa, Jean Carmet, Guy Bedos...). Gros manque de confiance en lui, il pense détenir la vérité croyant que la liberté se vit en dehors des barbelés. Qui est le plus courageux finalement, celui qui reste digne dans la baraque s en mettre en danger la vie d'autrui ou celui qui par tous les dangers veut s'extraire de sa condition avec tous les dommages collatéraux que cela peut entrainer...Veritas, quid est veritas ?
Le film n'est qu'un enchainement d’évasion avec quelques intrusions de la vie dans les stalags et les villes allemandes. Chaque évasion se solde souvent par un échec, on recommence ensuite. La déception vient sans doute de la façon dont Renoir traite le soldat allemand, comme un soldat un peu con-con, l'honneur revenant quand même aux français ;)Ok, la guerre n'était pas très loin et encore dans les esprits. Un film remplit de bons sentiments notamment ou le trouillard fini comme un con et le héros en héros xD
Les acteurs sont au top avec une mention spéciale pour Cassel, étincelant dans son rôle et Brasseur pas mal du tout.

Je n'avais pas vu à ce point la condamnation possible du Caporal dans son égoïsme, mais dit comme ça, ça se défend. D'accord pour le point de vue allemand,c'est ce qui manque ici, même si on en a quelques touches. Et pour la fin de Rich, il a tout de même une certaine forme d'héroïsme, à la Don Quichotte, certes, mais moins pragmatique et dépendant des autres.

Pour info, je suis en train de travailler sur le passé de prisonnier de guerre du grand père de ma femme, en lien avec les archives à Berlin, la Croix Rouge etc...Son grand-père s est évadé seul à 2 reprises de 2 stalags différents, il a parcouru plus de 1000 km (les 2 fois) pour rentrer cher lui, les 2 fois, il s est fait pincer à qq km de chez lui, condamné à mort plusieurs fois, puis envoyé à Rawa-Ruska jusqu'à la fin de la guerre. Donc, il n a mêlé personne à son évasion (tout du moins dans ce qu'il a laissé comme écrit), il est parti à chaque fois seul. Donc, pour moi, le manque d'égoïsme, n est peut être pas le mot, mais il a surement besoin de quelqu'un pour l'épauler ou lui redonner courage à un moment. Donc pt être qu'il manque de courage...il me fait penser parfois à un chien fou qui saisit les opportunités sans réfléchir aux conséquences. La mort de Rich intervient dans ce cadre là aussi, surtout après l'aveu des lunettes perdu, iil refuse de croire à ce que lui avait Papa au début que Rich ne voulait pas y aller en fait. Rich lui fait l'aveu mais CAssel reste sur la lancée, il ne lui dit pas un mot de compassion même pas un "pas grave tkt, je t en veux pas". Rich le prend mal, il accuse le coup, il a déçu son caporal ami, il le sent et finalement l'amitié vaut plus que cette évasion mais Cassel ne le vit pas sur le même plan, Rich sentant qu'il ne pourra pas se faire pardonner fera la pire des conneries. Quand il part de la cabane, tu sais pertinemment qu'il va crever, pas d'autre issue, Cassel ne le retient pas plus que ça, lui faisant comprendre que le suicide, c est ce qu il y a de mieux pour les faibles comme lui. Il meurt, aucun retour de discussion sur Rich, il est comme effacé du film, la vie continue, les idées (ici de fuite) sont plus fortes que les actions car elles gardent l'espoir (Beneath this mask there is more than flesh. There is an idea, Mr. Creedy, and ideas are bulletproof.). Je ne parlera pas d'héroïsme, mais de théâtralité, il pense se retirer avec les honneurs (sur un malentendu) mais quand tu le vois partir, il ne surveille meme pas s'il y a un soldat, ne se met pas à l'affut et quand tu vois que Cassel ne sort même pas avec les autres, tu sais déjà que Rich va mourir, comment le salut peut-il venir d'un faible ? Donc pour l’héroïsme, je ne suis pas d'accord pr ma part, je préfère la stupidité Smile
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Nulladies
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mer 15 Jan 2014 - 10:07

ça se tient... Je me demande néanmoins ce qu'en aurait dit Renoir lui-même.  Very Happy 
Et Vendetta fait partie des films que j'ai envie de revoir prochainement.
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Rorschach
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   Mer 15 Jan 2014 - 10:12

@Nulladies a écrit:
ça se tient... Je me demande néanmoins ce qu'en aurait dit Renoir lui-même.  Very Happy 
Et Vendetta fait partie des films que j'ai envie de revoir prochainement.

j'ai bien dit "pour ma part" Smile
Après je ne suis pas allé voir ailleurs pour en savoir plus. J'ai lu le livre il y a longtemps (facile 10 ans)
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MessageSujet: Re: [Cycle] Jean Renoir   

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[Cycle] Jean Renoir
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