Les 3 Rocks : musique et mauvaise foi

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 Voyage en salle obscure...

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Nulladies
Cinéman


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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Jeu 25 Fév 2016 - 6:53



♫ Worst I was afraid, film was petrified…♫

L’attente était simple : savoir si The Revenant peut se substituer à toute la promo qui est en faite, et qui brandit comme un trophée tout le storytelling autour de ses conditions de fabrication ; à savoir la même question que celle posée avec Birdman et ses fameux plans-séquences.
Le changement de sujet laissait pourtant présager le meilleur : en s’attaquant à la nature, en simplifiant sa ligne narrative, en faisant, apparemment, de la contemplation l’argument principal, Iñárritu allait pouvoir exploiter pleinement sa virtuosité.
Bien entendu, cette dernière est indiscutable : la photographie est magnifique, les séquences d’ouverture vibrantes, et l’osmose entre les échelles d’une pertinence totale : la distribution du chaos sur la rive lors de l’attaque indienne, la violence et la fuite sont le fruit d’un travail incroyable. La plongée dans la sauvagerie naturelle n’est pas en reste : la lumière naturelle (l’un des grands hits, depuis Barry Lyndon, sur les secrets de fabrication assénés à longueur d’interview) occasionne des plans sublimes, et il est indéniable que certains d’entre eux ont pour objectif de rivaliser avec le naturaliste Malick, mais surtout le panthéiste Tarkovski que les spectres de l’Enfance d’Ivan ou d’Andrei Roublev hantent avec insistance.
Il n’est pas innocent qu’on s’attache tant à ces premières séquences : parce qu’elles sont flamboyantes, certes, mais surtout parce qu’elles cueillent le spectateur au bon moment, avant qu’il ne commence à demander où tout cela va le conduire. Contempler la nature est une chose, y instaurer un récit une autre. En greffant sur cette beauté primale un survival ultraviolent, Iñárritu opère un mélange des genres discutable. Dans Gravity, Cuarón ne perdait pas de vue son objectif premier, l’assumant au point de réduire la dimension auteuriste de son film. Ici, c’est beaucoup plus trouble. Pour saluer la grandeur et l’hostilité de la nature, Dersou Ouzala ou Jeremiah Johnson, voire le splendide documentaire Grizzly Man, disent tout. Pour délirer dans une violence contemplative et hallucinogène, on peut aller pêcher du côté du Valhalla Rising de Refn.
Ici, tout est clairement inféodé à la performance : des acteurs (oui Di Caprio est excellent, bien sûr, mais on l’a connu dans des rôles où il avait autre chose à défendre que des glaçons sur sa barbe et de la bave surgissant de ses dents déchaussées), des conditions extrêmes et une barbarie généralisée. Il suffit de voir la longueur du film pour s’en convaincre : on a bien ¾ d’heure de surplus, tout à fait injustifié par un catalogue poussif au possible de tous les sévices à subir, au point qu’on s’étonne que l’avalanche finale ne vienne pas ensevelir notre martyre.
Et pourtant, nulle empathie pour eux : leur animalité les réduit à une geste physique qui ne touche pas, ce qui rend le temps plus long encore. On a beau nous faire comprenre que la vengeance est le moteur de la survie, et recourir à des flashbacks grotesques et particulièrement mal intégrés de poésie sentimentale, rien n’y fait.
Régulièrement, on se demande l’intérêt de tels mouvements, de tels plans. La scène sur la cascade gelée, exemple entre tant d’autres : pourquoi, après l’avoir filmée, (elle est très belle, cette image, tout comme le vrombissement de l’eau, là n’est pas la question, ou peut-être si, justement), avoir suivi le parcours des personnages, revenir suivre l’eau qui s’engouffre avant le raccord ? A part prouver l’ostentatoire plan séquence qui montre qu’il peut le faire, no reason.
Le film est saturé de ce genre d’affèteries, au point qu’on finit, et c’est assez rare pour le signaler, par ne voir que la caméra. On se demande comment elle parvient à s’accrocher à un cheval au galop, on la voit plonger avec les personnages, sa vitre est embuée par leur souffle court, souillée de sang, de neige, et elle se prend même des coups dans l’affrontement final. Tout est dit : Iñárritu ne parvient pas à s’effacer au profit de son œuvre, et s’y montre en permanence, s’invitant dans la danse, dans une transgression esthétique qui écrase ses personnages et les enjeux émotionnels de son film.
C’est beau, c’est puissant, c’est éprouvant. Mais le film est comme la vengeance : plat, et il se mange froid.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Jeu 25 Fév 2016 - 7:58

Mon dieu c'est tellement tout le contraire, ça sent la vision à charge et pas qu'un peu. Dans Gravity Cuaron multipliait les métaphores esthétisantes lourdingues, ici c'est tellement cru et primal qu'on en oublie presque la caméra. Si je suis daccord avec toi sur une chose ce sont bien ces flashbacks poético-ésotériques qui auraient du se limiter au souvenir traumatique de l'attaque du village et rien d'autre, mais Malick a fait bien pire donc ça se pardonne aisément. Tout le reste, je sais pas si tu t'es relu mais ce genre d'extrapolation sur l'intension présumée d'un plan ou d'un raccord pourrait plomber n'importe quel chef-d’œuvre de n'importe quel maitre du cinéma. Le même reproche d'ostentation que tu fais à un léger surplus de virtuosité qui est pourtant loin de se mettre en avant autant que tu le prétends (et tellement moins que dans Gravity, franchement, quelle mauvaise foi  Shocked ), on pourrait le faire au surplus d’austérité de Tarkovski (arty ?), au surplus de naturalisme de Malick (bobo ?), et si The Revenant avait su générer plus d'empathie chez toi (c'est justement cette sécheresse psychologique qui fait toute sa force à mon sens) tu en aurais certainement critiqué le trop-plein de lyrisme ou d’émotion. Bref... - et quelle idée de prêter autant d'importance aux interviews aussi, si javais lu celles de Cuaron avant de voir Gravity j'aurais vomi au lieu de simplement d'emmerder.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Jeu 25 Fév 2016 - 12:32

C'est joli "affèteries".
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Jeu 25 Fév 2016 - 19:21

Une belle empoignade se profile à l'horizon. Merci de ne pas dégueulasser la moquette, je viens juste de la changer.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 2:56

Cool on a un public, j'en remets une couche alors. Very Happy

Nulladies a écrit:
on a bien ¾ d’heure de surplus, tout à fait injustifié par un catalogue poussif au possible de tous les sévices à subir, au point qu’on s’étonne que l’avalanche finale ne vienne pas ensevelir notre martyre.

Suspect Question en parlant d’exagération, faut pas exagérer non plus. Il y a quoi, deux scènes qui justifient cette phrase dans tout le film ? Rolling Eyes On a compris, tu n'aimes pas Inarritu, pourtant cinéaste le plus passionnant de la précédente décennie en trois CO, reste a savoir pour quelle raison valable il t'insupporte autant - parce que Birdman, quasi sommet d'une bien morne année ciné, il en fallait aussi une sacrée dose de mauvaise foi pour le descendre à ce point.

(et dans mon cas c'est pour loin d’être de l’adoration aveugle, pour preuve j'avais pas aimé Biutiful ou il tombe dans tous les travers évités pas ses films précédents)
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 3:56

Cool on a un public, j'en remets une couche alors.  Very Happy

Nulladies a écrit:
on a bien ¾ d’heure de surplus, tout à fait injustifié par un catalogue poussif au possible de tous les sévices à subir, au point qu’on s’étonne que l’avalanche finale ne vienne pas ensevelir notre martyre.

Suspect Question  en parlant d’exagération, faut pas exagérer non plus. Il y a quoi, deux scènes qui justifient cette phrase dans tout le film ? Rolling Eyes  On a compris, tu n'aimes pas Inarritu, pourtant cinéaste le plus passionnant de la précédente décennie en trois CO, reste a savoir pour quelle raison valable il t'insupporte autant - parce que Birdman, quasi sommet d'une bien morne année ciné, il en fallait aussi une sacrée dose de mauvaise foi pour le descendre à ce point.

.... et dans mon cas c'est pour loin d’être de l’adoration aveugle, pour preuve j'avais pas aimé Biutiful qui tombait dans tous les travers évités pas ses films précédents, et au contraire du futur palmarès des oscars je ne considère pas The Revenant comme un chef-d’œuvre, juste un très bon survival bien viscéral et bien prenant dans lequel le mot "afféterie" n'a certainement pas sa place, émaillé d'obsessions personnelles pas du tout ostentatoires. ce qui me fait penser que :

Nulladies a écrit:
On a beau nous faire comprenre que la vengeance est le moteur de la survie

... si c'est tout ce que tu y vois tu es passé non seulement à côté du film mais toute l’œuvre du bonhomme.

Nulladies a écrit:
Iñárritu ne parvient pas à s’effacer au profit de son œuvre, et s’y montre en permanence

Reproche invalidé par ton adoration pour des dizaines de cinéastes qui se "montrent" en permanence par la singularité ostentatoire de leur esthétique (aha, Weerasethakul... Rolling Eyes  et sérieux tu dis ça en citant Refn dans ta chronique alors que c'est l'exemple même du cinéaste qui s'expose ? Même pas une raison pour ne pas l'aimer d'ailleurs car il est vraiment singulier, lui.). L’idée d'Inarritu est pourtant toute autre, t'embarquer au plus près du ressenti primal des personnages, et ça fonctionne totalement à moins de s'autopersuader du contraire en cherchant à voir le revers de tout à tout bout de champ. geek
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 6:47

Bon.

J'ai pas trop le temps de tout reprendre dans l'ordre, mais :

-Me faire un procès d'intention sur mon supposé...procès d'intention n'est pas recevable. Je n'y allais vraiment pas pour en découdre, en témoigne la claque que je me suis prise lors des premières séquences. Je n'ai pas aimé Birdman, et je ne considère pas que ma critique était de mauvaise foi.

-la pertinence ou la longueur d'un plan, bien sûr que je peux la faire là et non partout dans le cinéma : à partir du moment où elle sonne faux, où elle brise ton rythme d'immersion, tu peux la questionner.

- Gravity m'a ému : l'esthétique de Gravity m'a impressionné et a rendu palpable la solitude, l'angoisse du vide et l'infini du cosmos : le symbolisme poussif, il y en avait, c'est une évidence, et le portrait psycho de la nana était pénible. Mais l'esthétique démonstrative servait le survival.

- J'ai lu l'entretien d'Inarritu dans Positif, ce qui m'arrive assez rarement. Mais c'était intéressant, et j'ai entendu ensuite, sans aller les chercher, tout un tas de témoignages qui ne parlent que de performance, et j'ai compris qu'on retenait effectivement surtout ça à l'écran.

- C'est bizarre, cette idée d'une raison valable pour laquelle je n'aimerais pas. Si je me souviens bien, je n'ai pas dit "C'est de la merde, vous êtes tous des moutons". Valable sur ton échelle du bon goût, qui dit que Gravity c'est à vomir, qu'on se fait chier devant Weerasethakul et que Tarko est arty ?

- L'exagération, bien sûr qu'il y en a. C'est trop long, on nous ressert toujours les mêmes flash, et dans le portrait binaire des personnages, on peut pas dire que ce soit fait dans la finesse, entre le gentil qui sait parler pawnee et prend soin de sauver une indienne en cours de route pour se payer le billet de sauvetage de la scène finale, et le méchant avide et sans état d'âme... Pas d'empathie, on est face à des blocs, et de la chair. Je ne dis pas, cette façon de portraiturer pourrait être intéressante, à la manière d'Essential Killing par exemple, mais pour moi, ça ne prend pas. Parce que justement, cette sécheresse dont tu parles, est niée par la flamboyance épique de la forme. Chez Skolimovski, tu avais cette adéquation. Ici, c'est paradoxal, et ça conduit à ce que je dis dans la fin de ma critique : le vrai sujet du film, c'est sa virtuosité, et ça, ça m'irrite. Je suis désolé, mais la virtuosité de Tarko est au service d'un grâce qu'il est le seul à savoir faire jaillir, et c'est vrai aussi pour certains Malick. Même pour Weerasethakul, qui lui ne cherche pas à séduire, mais à faire surgir quelque chose de nouveau par une approche qui rappelle celle de l'hypnose.

- le débat peut devenir vite stérile à partir du moment où on met vraiment les tripes sur la table : tu as été ému, tu as trouvé cela palpitant, good for you. Moi non, et je sais exactement pourquoi, d'où les arguments de ma critique.
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 12:23



Très bonne et simple soirée pour moi. Pas de quoi solliciter des références émouvantes de l'histoire du cinéma, non c’est sûr. Je n'ai pas eu l'impression que le film visait des émotions propres au Mallick, Tarkoski...  Je suis arrivé dans la salle j'en savais juste assez pour éviter un film de zombies !  Wink

Fan de Jack London, Curwood, j’ai pris mon pied. Le film de survivor bascule un peu plus vers le film de vengeance qu’à mon goût ok... On n’est pas chez Jeremiah Johnson. L’écrasement sous le poids de la nature est là. Par contre, le retour régulier de tous les protagonistes humains limite le sentiment d’isolement. Un peu plus court et un peu moins d’événements sur la fin, oui ça aurait été mieux.

Par contre Nulla je ne te suis pas sur « En greffant sur cette beauté primale un survival ultraviolent, Iñárritu opère un mélange des genres discutable ». C’est quoi l’incompatibilité ? "beauté primale" ? La beauté de la nature n’aurait pas son fort potentiel de violence ?... et" l’osmose entre les échelles "... c'est quoi Question

Bref sans lui demander la lune, ce film fait son effet. L’aspect affectif restera peu je pense. Par contre quelques scènes marqueront durablement les esprits durablement. Elles disent des choses sur la nature, et sur les hommes. Pas vraiment  vers Tarkovski ou Mallick plutôt London, Curwood...

Et trôllala Gravity aussi ! Razz
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Nulladies
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 12:39

Je dis ça parce que ce qu'on me rétorque la plupart du temps, c'est que justement, "c'est un (très) bon survival" et pisétou.
Moi, je vois beaucoup plus dans les intentions pompières du réalisateur, et je trouve qu'il gère mal ces différences de ton entre mysticisme, contemplation, sécheresse psychologique, documentaire et thriller.

Et justement, encore : Gravity, je l'ai pris pour un thriller, et il faisait bien le job. A partir du moment où tu ne tombais pas dans le travers "Comparons ce film à Solaris et 2001", tu te rendais compte qu'il était de bonne et belle facture. Or, Inarritu ne cesse de montrer ses excès d'ambitions.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 12:41

D'ailleurs, sans provocation ou sous entendu argumentatif, un lien vers un trés beau montage parallèle entre The Revenant et le cinéma de Tarkovski :

https://vimeo.com/153979733

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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 13:00

Nulladies a écrit:
Je dis ça parce que ce qu'on me rétorque la plupart du temps, c'est que justement, "c'est un (très) bon survival" et pisétou.
Moi, je vois beaucoup plus dans les intentions pompières du réalisateur, et je trouve qu'il gère mal ces différences de ton entre mysticisme, contemplation, sécheresse psychologique, documentaire et thriller.

Et justement, encore : Gravity, je l'ai pris pour un thriller, et il faisait bien le job. A partir du moment où tu ne tombais pas dans le travers "Comparons ce film à Solaris et 2001", tu te rendais compte qu'il était de bonne et belle facture. Or, Inarritu ne cesse de montrer ses excès d'ambitions.
Mysticisme, contemplation ?...
Inarritu a-t-il le cul entre deux chaises ? Oui un peu entre la part indienne (qui nous ramènerait vers le panthéisme, naturalisme des Tarkovski, Mallick) et la part occidentalo-américaine (sentiment du struggle for life...), affirmation de l'individu contre la nature, contre les autres... Plutôt les classiques London, Curwood quoi.
Ce mixte ne me gène pas et je le revendiquerais même un peu !
Le mysticisme est incomparablement plus limité que chez Mallick et Tarkovski. Il y a si peu dans le film sur le le lien avec Dieu qui semble un peu mort ici, pas animé ? Jusqu'à la scène dans la chapelle détruite. On est assez seuls sans Dieu qui j'ai peut-être raté des choses, ne sert à rien pour se sauver ! La seule sortie étant bien "la descente" vers la vengeance !...

Je vais regarder ton lien. Mais je crois qu'il vaut mieux débuter par rester dans le film. Comme en musique il faut se méfier de la seule analyse par liens externes d'éléments stylistiques : on peut très bien prendre des éléments d'un style sans en reprendre l'esprit global. Et créer du nouveau. C'est ce que je pense par exemple de Field music par rapport à ses emprunts du rock progressif...

Et puis, que voulais-tu dire par " l’osmose entre les échelles ", "beauté primale" ?
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Nulladies
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 13:05

beauté primale : la nature sans l'homme, édénique et sauvage.

osmose entre les échelles : la façon de jouer sur le les différentes échelles de plan : tu vois une action au premier plan mais aussi une autre au fond, les mouvements se répondent, tout est chorégraphié à la perfection. Je pense particulière à l'ouverture et l'attaque des indiens.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 14:06

Nulladies a écrit:
beauté primale : la nature sans l'homme, édénique et sauvage.

osmose entre les échelles : la façon de jouer sur le les différentes échelles de plan : tu vois une action au premier plan mais aussi une autre au fond, les mouvements se répondent, tout est chorégraphié à la perfection. Je pense particulière à l'ouverture et l'attaque des indiens.

Ok ! Merci Nulla.
Et la BO ? Pas mal le Sakamoto ?
Et sinon t''écoutes quoi comme musique Nulla Question T'écoutes les albums du mois ?
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 14:08

Oh, la musique m'a un peu gavé. Et puis bon, ces gros coups de percussion pour te faire comprendre que ça va chier, hein... Smile

Musique ? J'ai écouté le nouveau Steve Mason ce matin, avec un grand bonheur.
Je suis en train de me dire que je devrais écouter des disques de William Sheller que je ne connais pas. Entre autre.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Ven 26 Fév 2016 - 14:14

Nulladies a écrit:
Oh, la musique m'a un peu gavé. Et puis bon, ces gros coups de percussion pour te faire comprendre que ça va chier, hein... Smile

Musique ? J'ai écouté le nouveau Steve Mason ce matin, avec un grand bonheur.
Je suis en train de me dire que je devrais écouter des disques de William Sheller que je ne connais pas. Entre autre.
Oui pareil le Steve Mason. On dirait son premier album où il ne s'abandonne pas à la neurasthénie ! Bonheur !
Et la sélection du mois ?
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Sam 27 Fév 2016 - 3:58

Nulladies a écrit:

-la pertinence ou la longueur d'un plan, bien sûr que je peux la faire là et non partout dans le cinéma : à partir du moment où elle sonne faux, où elle brise ton rythme d'immersion, tu peux la questionner.

Bien entendu, sauf que c'est facile de vouloir se persuader qu'un plan n'est pas pertinent quand on a envie de chercher la petite bête et c'est l'impression que j'ai eue en te lisant. Je ne me souvenais même pas du plan tellement il ne m'a pas sorti du film, à la revoyure en partant du point de vue qu'Inarritu parle de fatalité et qu'il la relie souvent ici à une nature (humaine comprise) indomptable, le plan est tout à fait pertinent au contraire, le personnage fort de la scène n'est pas DiCaprio mais le torrent.

Nulladies a écrit:
cette façon de portraiturer pourrait être intéressante, à la manière d'Essential Killing par exemple

Essential Killing et intéressant dans la même phrase, je suis plus que dubitatif. Rolling Eyes  Ce film était sans aucun intérêt me concernant. Mais effectivement si c'est ça qu'il te faut, The Revenant ça doit pas être pour toi.

Nulladies a écrit:
et que Tarko est arty ?

Ah non j'ai jamais dit ça, juste que ça pouvait se défendre avec la même dose de mauvaise foi.

Azbinebrozer a écrit:

Par contre Nulla je ne te suis pas sur « En greffant sur cette beauté primale un survival ultraviolent, Iñárritu opère un mélange des genres discutable ». C’est quoi l’incompatibilité ? "beauté primale" ? La beauté de la nature n’aurait pas son fort potentiel de violence ?... et" l’osmose entre les échelles "... c'est quoi  Question

Exactement, beaucoup trop d'interdits cinématographiques sans queue ni tête dans tes avis récents Nulladies, comme si le cinéma se devait d’être ci ou ne pas être ça...

Exemple :

Nulladies a écrit:
Parce que justement, cette sécheresse dont tu parles, est niée par la flamboyance épique de la forme.

Pourquoi niée, mise en exergue plutôt, ça se défend bien mieux (je serais bien curieux de savoir comment tu défends cette supposée incohérence en allant plus loin que "ça se contredit"). La lutte pour la survie est une geste épique, qui nous ramène à notre état psychologique le plus primal, tout comme la vengeance, et il faudra à DiCaprio tout le film pour sortir de cet état et retrouver sa nature sensible d’être humain. Ça se tient tout à fait et ça sert le propos du film. Mais forcement c'est plus facile de se dire que "tout n'est qu'histoire de performance" (non mais n'importe quoi, vu la dimension personnelle du propos à des années-lumière du néant thématique d'Essential Killing) quand on a envie d'enfoncer un film, et ne viens pas dire que les interviews en témoignent blablabla, tu sais très bien ce que c'est la promo à Hollywood. Par ailleurs quand on connait un peu Inarritu qui a perdu un fils en bas age, c'est évident que le bonhomme ne va pas se focaliser sur son trauma en interview et l'impact qu'il a sur son œuvre, c'est justement pour ça qu'il fait des films, comme tout auteur qui se respecte.

Cette idée que le cinéma doit obéir à des règles que tu glanes surement ici et là au fil de ton exploration de l’œuvre des maitres reconnus, j'ai l'impression qu'elle biaise de plus en plus ta vision. Tu parles par exemple d'une mise en scène trop chorégraphiée, mais d'une part on parle de cinéma là, même le film le plus austère qui soit est chorégraphié, on ne laisse pas sa caméra errer au hasard généralement, ou alors on fait de la merde. D'autre part, qu'il y a-t-il de mal à chorégraphier une scène avec davantage d’esthétisme lorsque cela est justifié ? Les chorégraphies des gunfights de John Woo sont totalement irréalistes et pourtant elle servent un propos qui n'est pas moins personnel que celui de Tarko, la jouissance visuelle en plus. Par ailleurs, comble de l’incohérence, tu défends Gravity dont les chorégraphies numériques sont totalement désincarnées (et Cuaron ne parlait d'ailleurs que de technique en interview, et à quelle point tout cela était "révolutionnaire", mon cul oui), au contraire de The Revenant dont la complexité des scènes épiques telle que l'attaque des Indiens n’enlève rien à la dimension viscérale et crue de ces scènes. Ce que tu leur reproches finalement c'est d’être complexes. Tu fais le raccourci : c'est complexe à filmer donc c'est pompier. Forcément la chorégraphie est complexe car la scène est ambitieuse mais elle ne cherche jamais à en mettre plein les yeux, si tu t'abandonnes sincèrement au film, ce que de toute évidence tu n'as pas fait, elle me t’éblouit pas pas sa virtuosité mais t'embarque dans son intensité réaliste, le temps réel optimisé du plan séquence n'est à que pour te faire partager au plus près la tension et la peur ressenties par les personnages, comme je le disais déjà en quelques mots avant que tu ailles voir le film. Tu reproches à Inarritu son ambition comme si l'ambition c’était mal, mais une ambition a ce point dénuée de vulgarité visuelle ça manque sacrément au cinéma aujourd’hui.

Azbinebrozer a écrit:

Inarritu a-t-il le cul entre deux chaises ? Oui un peu entre la part indienne (qui nous ramènerait vers le panthéisme, naturalisme des Tarkovski, Mallick) et la part occidentalo-américaine (sentiment du struggle for life...), affirmation de l'individu contre la nature, contre les autres...

Ce qui est totalement raccord avec le personnage, sa double culture et son cheminement.

Azbinebrozer a écrit:

Le mysticisme est incomparablement plus limité que chez Mallick et Tarkovski. Il y a si peu dans le film sur le le lien avec Dieu qui semble un peu mort ici, pas animé ? Jusqu'à la scène dans la chapelle détruite. On est assez seuls sans Dieu qui j'ai peut-être raté des choses, ne sert à rien pour se sauver !

Bien vu... au début. Mais il y a toujours une dimension liée à la foi (ici en la femme disparue que l'on attend de retrouver dans l’au-delà, d’où ce "mysticisme" dont parle Nulladies dont les visions tiennent finalement davantage de l’allégorie), à l’acceptation du destin et même au pardon chez Inarritu, cette absence initiale de Dieu mène au cheminement de la vengeance et finalement DiCaprio abandonne Tom Hardy à son destin et accepte que rien ne ramènera son fils, qu'il ne reste plus que la foi de le retrouver dans l’au-delà.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Sam 27 Fév 2016 - 5:27

Faut pas s'énerver non plus mon lapin. Wink
On arrive sans doute au point ou ce sera un avis contre un autre. Tu t'emportes contre une apparente dérive dans mes critiques récentes, ou peut-être le fait que nos avis divergent plus qu'à l'accoutumée, je n'en sais rien. Je ne donne pas de règles, je ne professe rien. Mes critiques, ce sont des avis personnels et des analyses qui tentent d'expliquer (avant tout à moi-même, c'est la mise par écrit de mes ressentis) ce qui a fonctionné ou non dans un film. Tu pourras toujours me dire que c'est de la mauvaise foi, me tomber dessus sur les critiques à venir pour me rappeler celle-ci en disant "et là, c'est pas poussif, on la voit pas la mise en scène ? "... Cet acharnement sur Gravity, c'est impressionnant, et c'est toi qui t'y fais le prescripteur du bon goût, non ?
Bref. Je vois pas l’intérêt que j'aurais à la mauvaise foi. Ce film m'a impressionné, mais il m'a emmerdé aussi. Pour info, je suis loin de dire que c'est un mauvais film, et je l'ai toujours dit, certaines séquences sont hallucinantes.
Autre exemple qui m'est revenu en tête depuis nos échanges, cette façon qu'il a, au moins quatre fois, de remonter la caméra le long du canon, c'est d'une lourdeur, tout comme ces nombreux plans à 360° : chorégraphie, d'accord, mais ici, je ne vois plus que la forme.
Pas parce qu'il y a forme. Je ne suis pas limité au point de dire que travaillé = pompier. C'est la gestion de cette forme qui m'importe, et là, franchement, elle est le sujet principal du film et ça entrave mon émotion.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Sam 27 Fév 2016 - 8:11

Belle critique de Zootopie que j'ai aussi beaucoup aimé. Très frais effectivement et très drôle.

J'attends de voir The Revenant avant de vous lire par contre, un des films que j'attendais le plus cette année, avec une pointe d'appréhension vu les derniers films de DiCaprio (pas aimé TWoWS) et de Inarritu (j'aime beaucoup sa trilogie de premiers films, moins les deux ayant suivis).
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Sam 27 Fév 2016 - 10:18

RabbitIYH a écrit:


Exactement, beaucoup trop d'interdits cinématographiques sans queue ni tête dans tes avis récents Nulladies, comme si le cinéma se devait d’être ci ou ne pas être ça...


Beaucoup trop d'interdits critiques sans queue ni tête dans tes récentes critiques des avis récents de Nulladies mon cher lapin. Comme si un avis se devait d’être ci ou ne pas être ça...
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Sam 27 Fév 2016 - 12:07

Nulladies a écrit:
Faut pas s'énerver non plus mon lapin. Wink

Hein ? scratch  Je pensais que tu le savais, ce genre d’échanges ça me met le smile au contraire, sinon je passerais juste mon chemin. Very Happy

Nulladies a écrit:
Cet acharnement sur Gravity, c'est impressionnant

Surement parce qu'on fait de ce mauvais blockbuster un mètre-étalon filmique et c'est juste ridicule, mais pour le coup c'est toi qui l'a ramené dans la conversation. geek  Et le parallèle me semble pertinent quand tu critiques chez l'un des travers bien plus ostentatoires chez l'autre. Au contraire du cas des Fils de l'hommeCuaron donne un peu dans le même genre de virtuosité crade et primale qu'Inarritu dans The Revenant, pourquoi ne pas reprocher la même chose à cette impressionnante scène de la voiture ? On le voit aussi le plan-sequence, il n'est pas plus discret ? Perso pour celui-là je me suis dit : putain tout ça c'est juste un plan-séquence ! alors que pour The Revenant, je l'ai pas remarqué de suite. Mais dans un cas comme dans l'autre le plan t'embarque avant tout dans la tension et le danger que vivent les personnages, donc la mise en scène n'est pas "le sujet du film" - expression qu'on lit de plus en plus d'ailleurs et c'est d'un cliché...

Nulladies a écrit:
C'est la gestion de cette forme qui m'importe, et là, franchement, elle est le sujet principal du film.

Et justement c'est surtout ça qui me fait réagir, je pense que je serai loin d’être le seul ici à trouver cette affirmation complètement à côté de la plaque.

Otto Bahnkaltenschnitzel a écrit:

Beaucoup trop d'interdits critiques sans queue ni tête dans tes récentes critiques des avis récents de Nulladies mon cher lapin. Comme si un avis se devait d’être ci ou ne pas être ça...

Ah mais Nulla écrit ce qu'il veut, et s'il fait des procès d'intention aux cinéastes qui se prêtent au jeu de l'interview promo je peux bien lui en faire un aussi de temps en temps en toute affection virtuelle. albino
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Dim 28 Fév 2016 - 6:40

Oui, c'est un bon exemple, Les Fils de l'homme, parce que ça ne m'avait pas gêné, au contraire, j'aimais bien l'idée d'ajouter une admiration esthétique à la tension déjà présente...

Je me rends compte que le problème, ce n'est pas vraiment les plans séquence, en fait. Ce sont les tics dont j'ai parlé (les 360, la caméra qui remonte le long des canons, les plans étirés, l'abus du grand angle) et surtout, en fait, cette présence de la caméra qui se prend buée, neige, eau et sang. Bref, tout ce que j'ai dit dans mon dernier paragraphe.

Et c'est PAS UN PROCÈS D'INTENTION PUTAIN, c'est une expérience de projection. Moi, j'avais tout intérêt à me laisser emporter, d'autant qu'il était dispo sur la toile depuis des mois, et que j'ai fait les choses bien, en salle, pour lui donner toutes ses chances.

Alors hein. tongue
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Dim 28 Fév 2016 - 11:18

Okay, okay... Very Happy
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Dim 28 Fév 2016 - 22:53

Vu également The Revenant ce matin

je partage en partie les griefs des uns et des autres.

mais ça reste un grand et beau film.
d'abord l'histoire (vraie) de ce type est incroyable.
ensuite la photographie, la lumière surtout (naturelle il me semble donc) sont justes sublimes (vu sur un très bel écran 4K à 60 images/secondes ça aide aussi)

à elle seule la scène d'ouverture où les trappeurs sont pris à partis (avant même qu'on ait le temps de comprendre qui est qui et qui fait quoi) justifie la séance de cinoche tant elle est flamboyante, hallucinante : diabolique.

la suite fait la part belle aux images, mais finit par ronronner tout de même un peu, bon ok elle contient encore son lot de scènes poignantes, fulgurantes ; toutefois je pense que le film aurait gagné en densité et en intensité en étant plus court d'un quart d'heure / vingt minutes (et là je rejoins Azbin et Nulladies)

effectivement, je rejoins aussi Nulladies sur autres 2 point :
- l'esthétique des plans à 360° et des travelling le long des canons, qui sont un peu trop présents au bout du compte
- les flashback, pour moi vraiment trop nombreux, pas tous justifiés (ou mal intégrés comme tu le dis, je ne sais pas).

rien de franchement rédhibitoire non plus.

assez curieusement tout le monde se taisait en quittant la salle.... d'habitude les gens commentent "t'as vu ci" "et cette scène".... là c'était très silencieux...
nous-même étions encore à la fois dans la contemplation et pensif ; marqués ? peut-être, faudra voir comment ça se décante.

_________________
ça suffa comme ci
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Lun 29 Fév 2016 - 1:42

guil a écrit:

- les flashback, pour moi vraiment trop nombreux, pas tous justifiés (ou mal intégrés comme tu le dis, je ne sais pas).

Oui ça j’étais d'accord aussi.

guil a écrit:

rien de franchement rédhibitoire non plus.

... mais oui voila, quoi.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Jeu 3 Mar 2016 - 11:26


C'était vachement bien.
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MessageSujet: Re: Voyage en salle obscure...   Jeu 3 Mar 2016 - 12:25

Yep. Une bête de film.
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