Les 3 Rocks : musique et mauvaise foi

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 L'inimitable et grandiose comédie italienne

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Nulladies
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MessageSujet: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 6:32

Un topic pour fourrer les grands films italiens de leur âge d'or.
Pas que des comédies, une petite salve cette semaine, puis j'alimenterai de temps à autre.

Les monstres
Miracle à Milan
Parfum de femme
Le Fanfaron
L'argent de la vieille
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Nulladies
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 6:33



Tentative d’épuisement d’un vieux lieu commun

L’homme est un monstre. Les exemples abondent, et l’Italien des années 60 semble un trop beau spécimen pour qu’on le résume en un seul personnage. La solution provient du film à sketches, soit ici 19 pastilles plus ou moins longues qui sont l’occasion d’un panorama de la bêtise, la veulerie et la turpitude morale.
Tout y passe, rien n’échappe au regard acide de Risi, aidé des fines plumes de ce que l’époque compte de meilleur, dont Scola lui-même. Militaires, politiciens, femmes infidèles, beaufs au volant ou dans les stades, avocats, curés composent l’inépuisable fresque de l’immoralité.
Si se farcir presque deux heures de pastilles ne semble pas franchement réjouissant de prime abord, le film fonctionne pourtant par une efficace gestion du rythme ; tout repose sur le principe de l’exposition la plus dense possible suivie d’une chute qui souvent détruit tout ce que l’apparence suggérait et fait tomber le masque des monstres.
La malice, c’est d’éduquer notre regard : au bout de 3 ou 4 récits sur les 19 qu’en compte le film, nous voilà initiés : chaque nouvelle situation sera donc vue comme une nouvelle preuve de l’horreur humaine, de la contradiction et de la mauvaise foi. C’est à la fois désespérant et profondément jubilatoire.
Enfin, le chapitrage permet non seulement le renouvellement des situations, mais surtout de montrer l’étendue du répertoire des deux comédiens Tognazzi et Gassman. Sportifs bas du front, avocats beaux parleurs, malfrats vicelards, femme ou curé, ils excellent quoi qu’ils touchent, et c’est un plaisir sans cesse renouvelé que de les voir changer de costume pour incarner finalement toujours la même figure, celle de cette pathétique humanité.
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 8:44

Jamais vu L'argent de la vieille, les autres sont excellents, voire bien plus pour Le fanfaron.

Par contre la comédie italienne de l'époque, sortie d'une poignée d'auteurs tels que que Comencini ou Risi, recèle encore plus de navets que son équivalent français je crains, le côté théâtral agaçant en plus.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 8:56

Le deuxième est très bien aussi, un peu plus inégal mais plus dérangeant et corrosif encore ( un sketch comme Pornodiva, par exemple, serait "infaisable" aujourd'hui. )
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 9:04

Citation :
Les monstres
Miracle à Milan
Parfum de femme
Le Fanfaron
L'argent de la vieille
Ça manque un peu de Monicelli ( et d'un petit Pietro Germi )... mais beau programme.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 9:19

Goupi Tonkin a écrit:
Le deuxième est très bien aussi, un peu plus inégal mais plus dérangeant et corrosif encore ( un sketch comme Pornodiva, par exemple, serait "infaisable" aujourd'hui. )

cheers

Et effectivement oui, Monicelli surtout mais comme Nulladies a déjà parlé du Pigeon...
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Nulladies
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 10:24

Comme j'ai dit, c'est une liste qui sera enrichie, notamment par Monicelli. J'ai en note les anciennes suggestions de Dan :

Au nom du peuple italien - risi  
La Marche sur Rome  - risi
Une poule, un train... et quelques monstres - Risi
Mes chers amis -  monicelli
La grande guerre - monicelli
Un bourgeois tout petit, petit - monicelli
ces messieurs dames - germi

Les nouveaux monstres
La terrasse de Scola
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Nulladies
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 10:34

...et de mon côté, j'attends de voir aussi Sciuscia, Afreux sales et méchants (à revoir en fait) et La classe ouvrière va au paradis.
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 12:09

Nulladies a écrit:
...et de mon côté, j'attends de voir aussi Sciuscia

Beau film mais plutôt tragique voire sévèrement déprimant par contre, l'aspect comédie s'efface vite.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 12:11

oui, je sais, c'est pour ça que je précisais que ce sera pas que des comédies, plutôt la comédie dans le sens large et théâtral, on va dire.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 14:51

Aaah ok j'avais lu un peu vite.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 20:02

J'ai essayé de regarder récemment "Fais moi très mal mais couvre moi de baisers", un film mineur de Risi. J'ai pas tenu.
Je ne sais pas si c'est la faute au film en lui même ou bien si c'est à cause de l'infâme doublage ( pas de VOST sur le dvd)
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Lun 17 Nov 2014 - 21:36

Ah oui en VF c'est encore pire. D'ailleurs je me souviens pourquoi je n'ai pas vu L'argent de la vieille, tenté 5 minutes en VF, j'avais lâché l'affaire.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Mar 18 Nov 2014 - 6:48

Je n'ai pas vu un certain nombre de films à cause de ça.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Mar 18 Nov 2014 - 6:48



Il était une foi.

Il fallait oser. C’est ce qu’on ne cesse de se dire dès la première image de ce film où une femme trouve un enfant dans un chou. Délaissant le néoréalisme, le cadre de la fable est posé, et ne cessera de se déployer jusqu’à l’envol final.
Prenant pour cadre les bidonvilles d’une cité ravagée par la guerre, Miracle à Milan fait souvent écho aux Raisins de la Colère de Ford : même attention portée aux visages, même sens de l’empathie pour sa vaste galerie de personnage. Scènes de foules, de liesse, de chant collectif parsème cette ode à la solidarité et l’entraide, que ne renierait pas non plus un Capra. La singularité du film tient dans sa façon de conjuguer cet humanisme à la fantaisie la plus pure. La première séquence, sans parole et dotée d’un grand sens de l’ellipse, nous rappelle toute la grammaire du film muet : travail sur les visages (celui du personnage principal étant particulièrement expressif), densité des cadres instaurent une esthétique riche de cette fraiche naïveté de l’aube cinématographique, notamment dans le travail sur la profondeur de champs de rues démesurées et quasi expressionnistes. La magie qui suivra (les pauvres courant après les rayons de soleil pour s’y réchauffer, et tous les miracles faisant apparaitre chapeaux, pelisses et consorts) s’inscrit d’ailleurs dans l’héritage direct de Méliès.
Avant d’en arriver là, c’est la comédie qui prime, avec un sens de la farce visuelle qui préfigure le travail de Tati. Alors que le cadre du bidonville est censé véhiculer un discours pathétique, la joyeuse cohorte renouvelle constamment la fantaisie à l’aide de jets d’eau ou de ballons tout en construisant une utopie de plus en plus contagieuse. Là, une porte oblique plantée dans un terrain vague est un élan vers le jeu, et l’on repousse les fumigènes de la police comme Moïse écarta les flots de la mer rouge.
De Sica et Zavattini ne s’imposent aucune limite, et la mécanique s’emballe : à mesure que la foule s’accroit et que les symboles christiques s’accumulent sur le protagoniste, toute la dimension métaphorique s’efface au profit d’un merveilleux entièrement assumé. Miracles, magie, frénésie collective s’enchainent jusqu’à un final hallucinant de décollage de balais en liaison directe vers le paradis.
On peut néanmoins se questionner sur le fonds idéologique véhiculé par le film : si c’est des miracles consuméristes rappelant la multiplication des pains et du vin qu’on promet aux miséreux, ou un aller simple vers le Royaume des Cieux, il faut s’accrocher à une sacrée foi pour ne pas y voir un déni des basses et embarrassantes réalités terrestres.
Surprenant, déconcertant, débarrassé de tout cynisme et armé d’un optimisme hors pair, Miracle à Milan est une curiosité rafraichissante qui a, quoi qu’on en pense, le mérite de son originalité.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Mar 18 Nov 2014 - 8:17

J'y vois pas du tout ce genre d'idéologie, plutôt une fable sur la naïveté comme dernier rempart de ceux qui n'ont rien. Et puis s'il y a une morale à retenir de cette fin c'est plutôt que les pauvres n'ont pas leur place dans ce monde terrestre.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Mer 19 Nov 2014 - 6:44

Je la retrouve plus, mais j'avais lu une citation de Sica qui disait clairement que c'était chrétien... Cela dit, je me crispe un peu facilement sur ce sujet là, et ta proposition est pas mal en effet.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Mer 19 Nov 2014 - 6:45



Sympathie pour l’atrabile

On pourrait reprocher au tandem Risi/Gassman de refaire peu ou prou le même film à chaque collaboration. Ici, sur le même canevas que Le Fanfaron, le trajet d’un personnage haut en couleur est le prétexte à une vision panoramique de la société italienne décapée par un trublion peu habitué à la langue de bois et aux bonnes manières.
On pourrait. Il est cependant indéniable que les retrouvailles se font avec plaisir. Alors qu’il réservait son pathétique pour le dénouement dans le Fanfaron, Risi le distille ici assez tôt, expliquant l’acrimonie de son protagoniste par sa cécité et les renoncements qu’elle impose. Se vengeant sur le monde, son jeune accompagnateur et sur les femmes desquelles il ne peut obtenir, pense-t-il, que des amours tarifées pour que n’intervienne pas la pitié, Fausto mêle à sa verve une antipathie jubilatoire. Bénéficiant d’une impunité totale du fait de son glorieux passé militaire et des blessures qui vont avec, il devient l’initiateur de Ciccio à qui il pense ouvrir les yeux sur la véritable nature humaine.
Méchamment drôle, Gassman excelle évidement dans le registre de l’humiliation, des provocations et des blasphèmes, l’occasion de frictionner une société italienne qui n’en demande pas tant.
La tournure que prend le film révélant ses failles auprès de la jeune fille qui l’aime et désire l’accompagner est un peu moins convaincante. S’embourbant un peu dans une escalade du pathétique (le suicide, les amours impossibles, etc), le film s’essouffle d’autant plus qu’il est servi par une esthétique assez moyenne. Le passage à la couleur par Risi n’est pas franchement une bonne nouvelle, et ses sfumato 70’s ont vraiment vieilli, tout comme la musique assez mielleuse qui souligne la sentimentalité de l’ensemble.
Parfum de femme (dont je n’ai pas vu le remake avec Pacino, Le temps d’un week-end, dont les 2h40 et le nom du réalisateur suffisent à me rendre frileux), un brin kitsch et sirupeux sur son dénouement n’est pas le meilleur Risi, mais bénéficie indéniablement de son talent et de celui de son interprète pour croquer la méchanceté et sa légitimité face à une société sclérosée et hypocrite.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Mer 19 Nov 2014 - 8:47

Esthétiquement c'est clair qu'il a vieilli mais je l'avais finalement trouvé plus touchant que drôle. Bon, ça doit bien faire 15 ans depuis que je l'ai vu par contre.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Mer 19 Nov 2014 - 11:48

Je partage le point de vue de Nulladies. La deuxième partie du film est assez atroce.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Jeu 20 Nov 2014 - 6:34



A tombeau ouvert.

La caméra embarquée sur la voiture file à tombeau ouvert dans une Italie accablée de soleil en ce quinze aout entièrement consacré à l’oisiveté. Le décor est planté, et la tonalité pour le traiter : le Fanfaron suit la trajectoire d’une comète al dente qui laisse dans son sillage les remous de la vie quotidienne agités par le passage d’un personnage haut en couleur.
Vittorio Gassman, le grand, l’unique, porte le film aux côtés d’un Trintignant qui semble préparer le rôle de janséniste apprenti qu’il jouera chez Rohmer quelques années plus tard. Effacé, timoré, il embarque un peu malgré lui et s’ouvre progressivement à la vie telle que la conçoit son fumiste de comparse.
On connait le goût de Risi pour dresser un portrait panoramique de la société italienne. Le road movie y est particulièrement propice : ici, on parle anglais, allemand et latin, on passe par la plage et les restaurants. Bruno taxe, s’incruste, drague et distille une leçon d’hédonisme gentiment malhonnête à son copilote qui craquelle de plus en plus le vernis des convenances. Bruno est un élément perturbateur, un révélateur et un archétype : c’est la contradiction incarnée, d’une mauvaise foi anthologique, la quintessence de l’italianité, avec toute la tendresse et l’irritation qu’elle peut générer. Roublard, fustigeant la notion d’effort, les études ou Antonioni, pragmatique, il peut se révéler d’une clairvoyance rare, à l’image de son irruption dans la famille de Roberto, dont il cerne instantanément les secrets et les contradictions.
[Spoils]
Soucieux de faire se croiser les destinées, le récit va proposer en écho à l’ouverture de Roberto une incursion intime pour Bruno : sa femme, sa fille et son amant seront les derniers éléments d’une comédie humaine aux enjeux soudain plus forts pour lui. Si cette partie traine un peu en longueur et que l’accident final est un peu trop prévisible, cela ne nuit pas au charme de l’ensemble, où le regard du cinéaste semble avoir trouvé le relai idéal dans ce personnage fort en gueule, anticonformiste et attachant.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Jeu 20 Nov 2014 - 7:21

Nulladies a écrit:
spoil spoil spoil est un peu trop prévisible

Shocked c'est la scène la moins prévisible jamais vue dans une comédie (ou du moins son issue tragique), ça casse complètement le ton du film. Tu avais dû en entendre parler indirectement d'une manière ou d'une autre, c'est pas possible autrement. Meilleure comédie italienne de tous les temps sinon, la fin "qui traîne en longueur" (hum) donne une dimension vraiment douloureuse au récit.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Jeu 20 Nov 2014 - 12:19

Pour moi l'une des deux meilleures comedies italiennes.
Et puis cette finn'est pas si prévisible, on sent bien au fur et mesure de cette course folle qu'il va se passer un truc, on se dit non, il va pas faire ça... Et si. Salaud Risi!

Il a fait le même genre de histoire dans le très beau "Il Giovedi". C'est un père irresponsable, canaille et dragueur, divorcé de sa femme et qui passe un jeudi avec son fils de 5 ans. Un fils évidemment trop sage pour son age, élevé comme un con d'adulte et à qui on a fait croire que son géniteur est un imbécile.
La fin est moins tragique heureusement.

Je profite de mon jour de repos pour m'envoyer "Il Vedovo" que je sens moyen.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Jeu 20 Nov 2014 - 12:20

Pour moi l'une des deux meilleures comedies italiennes.
Et puis cette finn'est pas si prévisible, on sent bien au fur et  mesure de cette course folle qu'il va se passer un truc, on se dit non, il va pas faire ça... Et si. Salaud Risi!

Il a fait le même genre d' histoire dans le très beau "Il Giovedi". C'est un père irresponsable, canaille et dragueur, divorcé de sa femme et qui passe un jeudi avec son fils de 5 ans. Un fils évidemment trop sage pour son age, élevé comme un con d'adulte et à qui on a fait croire que son géniteur est un imbécile.
La fin est moins tragique heureusement.

Et là je profite de mon jour de repos pour m'envoyer "Il Vedovo" que je sens moyen.
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MessageSujet: Re: L'inimitable et grandiose comédie italienne   Jeu 20 Nov 2014 - 14:38

Du coup:


Pas si mal.

Un industriel minable et mégalo souhaite la mort de sa très riche épouse pour relancer ses affaires quitte à forcer un peu le destin.
Très bonne première partie et puis une autre moitié plus convenue et plan-plan.
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