Les 3 Rocks : musique et mauvaise foi

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 En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....

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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 15 Aoû 2014 - 16:54



Très impressionné, une fois de plus, par Zviaguintsev et par ce film radical et dépouillé ( la parole est rare ) , par cette putain de splendeur visuelle (l’utilisation ahurissante du scope et certains  travelling ou plans fixes artistement composés font regretter de ne pas avoir découvert le film sur grand écran),  par ce conte aride et parabolique, riche en symbolique religieuse mais jamais lourdingue ( contrairement à ce qu’avait affirmé la clique des contempteurs du film à sa sortie ), par ce drame humain, grave et solennel mais sans pathos, par ces beaux personnages mystérieux (le frère d’Alex, presque inquiétant) et bouleversants ( Maria Bonnevie dont la grâce n’est pas sans rappeler celle de Margarita Terekhova dans le  Miroir de Tarkovski)  




J’attends Leviathan avec impatience. C’est rien de le dire.
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 15 Aoû 2014 - 21:11



Mitigé. Très difficile de faire le tri dans tout ça, surtout à chaud.

Le film a des qualités indéniables et de l’audace. Ulrich Seidl, ancien documentariste, sait fabriquer des images étonnantes et marquantes avec une économie de moyen louable, à l’instar de ce plan fixe, beau et sidérant, dans lequel les touristes alanguis sont séparés des autochtones, immobiles comme des spectres et dos à la mer, par une corde. Tout est dit des enjeux du film, du rapport Nord/Sud, entre autres. C’est remarquable. Et des idées comme celle-ci, le film n’en manque pas.



Paradis : Amour n’épargne personne, ni les « sugar mamas » ni les putes mâles kenyans, et ça c’est plutôt courageux et très politiquement incorrecte, mais il est aussi parfois très complaisant et outré dans sa représentation des rapports exploité/exploitant, certaines scènes frisant le nauséeux. (La longue séquence de la fête d’anniversaire est impardonnable ; tout y est exagéré et laid) Ce regard en surplomb d’entomologiste mi-goguenard mi-dégouté est parfois très déplaisant.
Le film aurait gagné, je crois, à être plus radical, plus sec, plus humble et moins « rigolard », car Seidl veut montrer, démontrer et choquer (pas de problème jusque-là) mais il veut aussi faire rire, rire jaune, et là, c’est parfois assez dégueulasse.

Margarete Tiesel, l’actrice principale, est prodigieuse et fait montre d’un courage et d’une audace remarquables, parvenant malgré le peu de bienveillance de son metteur en scène à devenir touchante et presque belle quand elle se couche, avec sa solitude, sous la moustiquaire bleue.

Le film ayant de gros défauts mais aussi quelques belles qualités, j’essaierai quand même de voir les 2 autres fragments de cette trilogie : Paradis : Foi & Paradis : Espoir.


Dernière édition par Goupi Tonkin le Ven 15 Aoû 2014 - 21:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 15 Aoû 2014 - 21:12



Un CO de Samuel Fuller bien trop sous-estimé, fabuleusement mis en scène au plus près des corps et des émotions, et dont l'histoire, empruntée à Romain Gary, de chien dressé pour attaquer les noirs que la jeune actrice qui l'a recueilli et un dresseur afro-américain tentent de rééduquer sert de métaphore aux inextricables ressorts de la violence et de sa transmission. La scène où resurgit l'ancien maître raciste et fier de l'être est absolument flippante.



Jolie comédie méconnue de Stanley Donen où Cary Grant, pilote convalescent faussement dévergondé qui refuse de passer pour héros d'une guerre aussi absurde que toutes les autres, trouve l'un de ses plus beaux rôles. L'insouciance des soirées mondaines à San Francisco superposée aux réminiscences d'un conflit qui continue de tuer et d'estropier donne lieu à quelques scènes poignantes sans une once de pathos, et Jayne Mansfield (très en retrait en fait) s'avère assez rafraîchissante dans sa parodie habituelle de Marilyn à laquelle un unique moment de vérité apporte une profondeur douloureuse et inattendue.



OVNI dans la carrière de Donen (je me fais sa filmo en ce moment), ce huis-clos psycho SF un peu daté vaut tout de même mieux que ses 4,9 sur Imdb  geek  ne serait que pour ce robot réceptacle des frustrations et des pulsions humaines, certainement l'une des créatures de synthèse le plus flippantes du cinéma avec Hal 9000 et les geishas tueuses de Ghost in the Shell - Innocence.
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 15 Aoû 2014 - 21:29

Pas vu le Donen avec Grant -Mansfield. C'est tentant.

Le Fuller est effectivement extra. Il est ressorti en salle il y a peu, je crois.

Saturn 3 a dû vieillir ( pas revu depuis longtemps ) mais j'en garde un bon souvenir.
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 15 Aoû 2014 - 22:27

@Goupi Tonkin a écrit:
Saturn 3 a dû vieillir

Yep, esthétiquement il y a tout de même des aspects intéressants et j'aime beaucoup les éclats d'horreur visuelle quasi gore qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, ça donne une dimension assez morbide au truc... mais finalement c'est surtout le suspense en dents de scie et un peu mou du genou qui pêche, l'année après Alien j'imagine que la comparaison a dû être fortement défavorable au film de ce côté-là (de grandes similarités dans le jeu de cache-cache dans la station). Pas assez puissant pour transcender le côté daté, comme peuvent le faire Zardoz, Soleil Vert ou Fahrenheit 451.

C'est noté pour Zviaguintsev sinon, ça fait un moment que Le retour me fait de l'oeil !
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 16 Aoû 2014 - 8:16

et ben les gars, août vous réussit, que de tentations !
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 16 Aoû 2014 - 8:17



Au regard des enfants

La déclaration d’intention qui ouvre le film est frappante : il s’agit de donner la parole à des personnages réels, généralement oubliés (d’où le titre original), et d’ouvrir les yeux sur un monde terrible, celui de la misère mexicaine.
Sur un sujet assez similaire à celui des « Enfants de la crise » (jusqu’au motif du lait bon pour la peau, au point de se demander s’il s’agit d’une référence) Bunuel prend la jeunesse comme protagoniste, avenir désenchanté d’un pays qui n’avance plus.
Le regard naturaliste impose une absence de concessions : la cruauté est d’autant plus éprouvante qu’elle est l’œuvre d’enfants, qui par instinct s’en prennent aux plus faibles : aveugles, femmes, culs-de jattes. Jungle des infirmes et des vulnérables, la ville est un terrain vague où le désœuvrement pousse au vice.
La véritable arme du film est sa neutralité : non seulement, Bunuel se garde bien de surligner le pathos, mais il accroit sa charge par une réversibilité permanente des rôles et de situations. L’aveugle est autant la victime passive douée d’une empathie qui le rend seul capable de « voir » l’enfant perdu qui pleure dans la rue, que le bourreau qui finit par l’exploiter. Sous le joug de la nécessité, Pedro vole la nourriture dans sa propre maison, mal aimé par une mère qui l’abandonne parce qu’elle refuse de le voir dériver vers la délinquance.
Dans ce monde où les manèges sont poussés par des enfants esclaves, rien ne tourne rond, et tout le monde tente de s’en accommoder. Par la liaison dangereuse entre Pedro et Jaibo, le récit dessine une succession d’impasses tragiques : chaque possibilité de rédemption est systématiquement sapée par le sort et les lois du milieu. On aura certes eu le temps de croiser un directeur soucieux de la réinsertion de cette jeunesse perdue en lui accordant sa confiance… mais il semblerait qu’on ne puisse pas avoir la même face au système.
Au cœur noir de ce monde, Bunuel dissémine quelques ébauches de poésie. Un bestiaire souvent volatile qui caresse la peau, jalonne les rues lépreuses et n’échappe pas toujours aux coups, en réponse au meurtre central. Mais c’est surtout la séquence onirique qui rappelle au spectateur les premières amours du cinéaste. Splendide par son éclairage et son rapport au temps, elle fonctionne autant comme une échappée qu’un prolongement au réel, virant rapidement au cauchemar, et annonce le funeste dénouement.
[Spoilers]
Radical, le récit ne s’embarrasse pas des canons pour remettre sur les rails une société de toute façon moribonde. Dans le final où convergent les protagonistes, c’est un ballet funèbre qui s’organise. La mère croise le cadavre de son fils porté par un âne avant qu’on jette son corps dans la décharge, décor ultime de ce conte noir et brillamment désespéré.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 16 Aoû 2014 - 11:20

Il paraît qu'il y a une version "happy end" sur le DVD, je serais bien creux de voir ça Laughing difficile d'imaginer que ça puisse être cohérent avec le ton désespéré du film.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Dim 17 Aoû 2014 - 17:24

@RabbitIYH a écrit:
Il paraît qu'il y a une version "happy end" sur le DVD, je serais bien creux de voir ça Laughing difficile d'imaginer que ça puisse être cohérent avec le ton désespéré du film.

Pas sur ma version dans la collection du Monde, mais elle est connue, oui. Il parait que c'est totalement n'importe quoi.  Very Happy 
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Dim 17 Aoû 2014 - 17:29



Santa Barbara, tu leur diras pourquoi, j’ai du mal à vivre…

Cutter’s way commence comme un soap : un minet, Bone, qui a tout du gigolo et cherchant à vendre grâce à son mat un bateau à une cougar mariée de Santa Barbara.
Dans ce royaume ensoleillé du fric, des marinas et des villas avec piscine, le thriller s’annonce feutré et cossu.
Il n’en sera évidemment rien, et c’est là la première d’une longue série de singularités intelligentes du film. Cutter est le ver dans le fruit de cet univers dont on va rapidement mesurer les terres obscures. Vétéran mutilé du Viet Nam, il importe à domicile le champ de ruine qu’il a traversé : l’alcool, la baise, l’infirmité, la violence et les insultes. Sa femme s’éteint à petit feu à sa suite, dans les effluves de la bouteille, tandis que leur ami commun, Bone, brille par son incapacité à réellement agir : tout au plus peut-il éteindre les incendies à la suite du passage de son comparse, et lui servir de béquille.
Greffer sur ce terrain miné une intrigue conventionnelle de thriller pourrait le faire reprendre les sages rails du polar du dimanche soir.
C’est sans compter sur le programme du titre : Bone a été le témoin sans le savoir d’un lâcher de cadavre de majorette dans une poubelle, pied de nez morbide à la parade urbaine à venir, mais c’est Cutter qui va prendre les choses en main.
Cutter crache à la gueule d’une Amérique qui veut tout sauf l’écouter et se serait bien contentée d’une stèle silencieuse à honorer une fois l’an. Ce qui le motive est un désir de vengeance, contre le système, les nantis, contre la ville entière et ses élites en particulier. L’intérêt profond de l’intrigue policière est là : la motivation de son enquêteur, totalement subjective, paranoïaque et voulant en découdre. L’intelligence suprême est de nous mettre du côté de Bone : passif, indécis, tiède, nous ne savons jamais, comme lui, dans quelle mesure les délires teigneux de l’infirme pourraient flirter avec la vérité.
Loin d’être un trajet vers la lumière, l’avancée n’est qu’un enlisement sous le regard embué de Mo, la passante qu’on avait cru pouvoir faire sortir la tête de l’eau aux chiens fous qui l’entourent. Dans ce monde dévasté, ne restent que quelques petits copeaux de bonheurs, parenthèses intimes où les cœurs se retrouvent avant d’être réduits en cendres.
Fondé sur les contrastes, brillamment interprété, Cutter’s way est un film torturé qui gratte jusqu’au sang le vernis d’une Amérique clinquante et d’un cinéma formaté pour y laisser suppurer les plaies qu’elle s’acharne à couvrir.
Une réussite.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Dim 17 Aoû 2014 - 21:19

Alléchant ! Je connaissais Ivan Passer que pour ses scénars des Forman période tchèque (qui m'avaient pas emballé des masses d'ailleurs).
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 18 Aoû 2014 - 7:42



Eaux tièdes.

Dès les premières minutes, l’amateur de Dupieux (et il y en a, oui, oui) retrouve ce petit frisson propre au cinéma singulier que le français développe depuis une dizaine d’année. Un sens du cadrage, accru ici par un cadre urbain déjà exploré dans Wrong, une musique électronique assez glaciale qui invite à tout sauf à danser, et une récit qui ne cesse de se désactiver.
Plus référentiel qu’à l’accoutumée, le film s’inscrit dans un registre qui fait souvent penser à Pulp Fiction : récits multiples et croisés, imagerie résolument pop (par le recours à la musique, les plans qui se figent), et surtout dans le jeu avec la temporalité qui construit une intrigue parcellaire et sous forme de puzzle chronologique.
En s’attaquant à la figure emblématique du flic, Dupieux joue avec les clichés : ils sont tous des trognes impossibles, et se révèlent affreux, bêtes et méchants.
C’est là le point d’équilibre qui flanche. Alors que le réalisateur nous a habitués à creuser de grands fossés béants dans nos attentes scénaristiques par des précipices d’absurdité, Wrong Cops semble privilégier la carte d’une comédie grinçante et excessive. Certes, l’insolite demeure présent, mais toujours de façon accessoire : on planque la weed dans des rats, puis du poissons, un gars qui ne cesse de mourir devient co compositeur d’un flic mélomane raté, et Marylin Manson sans son maquillage révèle à la face du monde qu’il est le hidden twin de Michael Youn (ce qui le rend plus effrayant que jamais)… Mais les scénettes sont bien convenues, l’humour tombe souvent à plat et le film a beau ne durer qu’une heure vingt, on n’oublie pas de s’y ennuyer gentiment.
Difficile de déterminer les intentions de Dupieux : assagissement ? Probablement pas, mais indéniablement un fléchissement dans l’inspiration (dont les autoréférences seraient peut-être un signe lucide, de Rubber vu à la télé ou de Dolph et son chien venus faire un caméo).
Attendons de voir la suite pour juger, mais ce cinéaste a une place si singulière qu’il serait dommage qu’il la délaisse au profit d’un cinéma que d’autres font déjà assez mal sans qu’il ait besoin de rejoindre leur cohorte.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 18 Aoû 2014 - 8:25

Me suis arrêté à Rubber, un certain talent de mise en scène mais j'avais trouvé son non sens bien poussif à la longue, jusqu'à sévèrement m'emmerder dans sa dernière partie. Par contre j'ai toujours une grosse affection pour Mr Oizo et notamment l'album Moustache, un truc unique à l'époque sur la scène électro française qui devait bien plus à l'IDM malaisante des grandes heures de Warp qu'à la french touch. Il continue d'ailleurs de secouer le clubbing racoleur et propret du label Ed Banger à coups de sorties nettement plus déglinguées que la moyenne.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 18 Aoû 2014 - 8:29

@RabbitIYH a écrit:
Me suis arrêté à Rubber, un certain talent de mise en scène mais j'avais trouvé son non sens bien poussif à la longue, jusqu'à sévèrement m'emmerder dans sa dernière partie. Par contre j'ai toujours une grosse affection pour Mr Oizo et notamment l'album Moustache, un truc unique à l'époque sur la scène électro française qui devait bien plus à l'IDM malaisante des grandes heures de Warp qu'à la french touch. Il continue d'ailleurs de secouer le clubbing racoleur et propret du label Ed Banger à coups de sorties nettement plus déglinguées que la moyenne.

C'est vraiment un type que j'aime bien, et sa musique est pour beaucoup dans l'atmosphère de ses films. J'ai beaucoup aimé Wrong, car moins prétentieux et plus drôle que Rubber, justement.
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 18 Aoû 2014 - 10:45

J'essaierai Wrong alors ! C'est clair que sans la musique Rubber serait bien tombé à plat.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 18 Aoû 2014 - 11:37

ce weekend je me suis refait les 3 Mad Max

eh ben, au final c'est pas jojo quand même, j'ai beau avoir vu le 2 et le 3 assez souvent quand j'étais ado, c'est assez irregardable aujourd'hui

j'avais vu le 1er pour la première fois il y a quelques années et curieusement c'est le moins bon des 3 (c'est d'ailleurs celui qui est le plus éloigné de "l'univers Mad Max" finalement)
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 18 Aoû 2014 - 13:00

Mad Max j'ai jamais pu, même à 12 ans c'était trop kitsch pour moi.  Laughing

(ce qui ne m'empêchait pas de regarder des trucs tout aussi pourris à l'époque genre l'intégrale de JCVD  Rolling Eyes )
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 18 Aoû 2014 - 16:51

@Zwaffle a écrit:
ce weekend je me suis refait les 3 Mad Max
Pas revus depuis l'époque... Justement je me faisais la réflexion que ce serait peut-être à revoir...
Finalement je vais m'abstenir donc !
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 19 Aoû 2014 - 7:33



Ce lumineux objet du désir.

Je dois la vision de ce film à Pascal Thomas, venu le défendre avec fougue aux micros de Stephane Bou et Thoret sur France Inter il y a quelques temps, enchanté par la grâce de ce film qui n’avait pas l’exposition méritée à ses yeux.
Pour qui connait le cinéma intimiste et tendre de Thomas, on peut comprendre sa sympathie pour ce film, tout comme on comprendra à quel point sa francitude pourra irriter un certain nombre.
Le film joue avec lucidité sur un cadre on ne peut plus convenu : deux frères médecins amoureux de la même femme. Leur profession permet d’explorer une nouvelle fois cette position ambivalente entre le curateur et l’être fragile : l’un est alcoolique (mais en phase de rémission, dans son versant propre à l’image, si on veut), l’autre un peu maladroit dans sa socialisation. On soigne, on écoute les gens dans un quartier chinois qui profite de la générosité de ces deux personnages sans femme ni enfants, apparemment entièrement dévoués à leur profession.
Un rien démonstratif par instant, un poil trop écrit dans certaines répliques, le scénario n’évite pas certaines maladresses. Celles-ci sont néanmoins souvent excusées par la tonalité générale, très douce, et des comédiens tous excellents ; le spectateur est sans doute aussi troublé que les frères célibataires par l’irruption de Louise Bourgouin, d’une splendeur discrète et dont les sourires vernissent les fêlures. Surtout fondé sur l’ellipse quand il s’agit d’évoquer les aspects les plus saillants du mélo (l’amour, les crises des malades…) le film tisse avec délicatesse et une empathie profonde la destinée feutrée de personnages en prise avec la vie. On n’oubliera pas de sitôt le plan montrant Judith après l’amour, en plongée, sa chevelure ruisselante au sol, le visage serein, dans cet état de suspension qui prolonge la fusion avec l’autre tout en évitant de la verbaliser.
Ce genre de passages prouve avec force le regard d’Axelle Ropert qui se révèle à son tour le médecin de cœurs : en empathie avec des personnages délicatement perdus, en quête d’un amour qu’ils semblent oser une dernière fois appréhender avant le renoncement définitif.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 21 Aoû 2014 - 7:46



Passe ton Bach d’abord.

Ce spectacle d’Alexandre Astier a bien des mérites, le premier étant son originalité. Inattendu sur un terrain qu’il maitrise pourtant parfaitement, notre roi Arthur préféré explore les terres de la musique classique. Solfège, ethnologie, pratique du clavecin et de la viole de gambe, tout cela est mené de main de maitre.
Résolument hétérogène, le monologue est aussi didactique que comique. Le parti pris d’une leçon est une idée assez habile, qui n’évite pas toute la gouaille et le vocabulaire jubilatoire du trublion. Savoir combiner la force comique à l’intérêt du spectateur est tout de même chose assez rare pour qu’on salue ici la prouesse.
Le souci réside dans la nécessité de faire tenir le spectacle 95 minutes. En s’aventurant dans des thématiques plus psychologiques sur le rapport de Bach à sa famille, la mort de ses enfants et sa dépression, Astier plombe le rythme. C’est certes assez touchant, mais l’insistance sur le sujet, qui finit par devenir le propos principal, est un peu lourde et répétitive.
A cette réserve près, tout de même de taille puisqu’elle nuit à la dynamique générale du spectacle, Que ma joie demeure confirme tout le bien qu’on peut penser d’Astier, excellent comédien, homme de talent dont on suivra la carrière future avec attention.
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Esther
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 21 Aoû 2014 - 9:06

J'ai adoré ce spectacle. Du début à la fin, sans ressentir le moindre plombage.
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Zwaffle
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 21 Aoû 2014 - 9:12

@Esther a écrit:
J'ai adoré ce spectacle. Du début à la fin, sans ressentir le moindre plombage.

ça c'est parce que ton dentiste a fait du bon boulot
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Esther
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 21 Aoû 2014 - 9:14

@Zwaffle a écrit:
@Esther a écrit:
J'ai adoré ce spectacle. Du début à la fin, sans ressentir le moindre plombage.

ça c'est parce que ton dentiste a fait du bon boulot

J'hésite à la noter celle-là... Allez, 5/10.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Jeu 21 Aoû 2014 - 9:15

@Esther a écrit:
J'ai adoré ce spectacle. Du début à la fin, sans ressentir le moindre plombage.

Ah si, quand même pour moi, mais c'est très au-dessus du lot commun, de toute façon.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 8:17



Les injures du temps.

Se souvenir des belles choses : voilà le programme de l’humanité, ou de ce qu’il en reste, dans un 2022 imaginé par les années 70. «People were always lousy, but there was a world, once », assène Roth, un des derniers vieillards à pouvoir témoigner de l’avant. Un brin didactique, la première partie du film fustige un futur d’autant plus inquiétant qu’il se réalise effectivement aujourd’hui, et qu’on ne peut que constater l’impuissance des hommes à infléchir la dévastation de la planète.
Même si son future demeure d’actualité, Soleil Vert a mal vieilli. En ce qui me concerne, la simple vue du facies d’Heston est assez horripilante, d’autant qu’il ne semble jouer qu’avec la proéminence de sa mâchoire et la dilatation de ses orbites. Le rythme est parfois laborieux, les scènes de bagarres sont assez ridicules, puisqu’il s’agit le plus souvent de sur réagir à un poing pour tomber de la façon la plus grotesque possible sur un mobilier fragile qui n’attendait que les cascadeurs pour s’écrouler avec fracas (cf. les lits superposés dans le combat final). Dans le même esprit, la séquence des « dégageuses » anti émeutes, pelleteuses à manifestants, fait surtout sourire tant elle est laborieuse.
Ajoutez à cela un écueil personnel majeur, le fait que mon père m’ait raconté dans ma prime jeunesse la fin du film, révélation sur laquelle repose tout le scénario, et on pourra se demander quel intérêt j’ai pu diable lui trouver à cette œuvre.
Outre l’idée générale du film d’anticipation et son twist assez savoureux, deux éléments lui donnent une saveur particulière. Le premier est l’ambiguïté du personnage principal, son caractère de pique assiette allant gouter chez les riches, au fil de ses enquêtes, les vestiges d’un monde qu’il n’a pu connaître. Cette consommation va jusqu’à celle des « Furnitures », une des grandes idées du film, à savoir des femmes que les plus riches louent avec les appartements, bien de consommation parmi d’autres. L’attitude complice de ce procédé du protagoniste est assez intéressante : soit elle va dans le sens d’un sexisme propre aux 70’s, soit elle cherche à choquer en évitant de réellement s’indigner sur le sujet, à de rares répliques près… On optera pour la seconde solution.
[Léger spoil]
Le deuxième élément est la scène d’euthanasie d’un des personnages. Dans un monde surpeuplé, l’idée de se débarrasser des maillons faibles est on ne peut plus pragmatique. Outre le fait qu’on débarrasse les cadavres via des camions poubelles, ceux qui choisissent de mourir ont droit à une cérémonie en bonne et due forme, projection en cabine personnelle de ce que fut la nature avant qu’on la sabote. Belle idée pour une séquence assez émouvante qui vise à nous faire apprécier ce qui nous entoure encore.
De la même façon, la longue séquence muette de la découverte de Thorn sur la fameuse révélation est assez efficace.

Curieux constat, tout de même : si le film a vieilli, l’idée d’en faire un remake serait une erreur encore plus grave : il préserve tout de même un désespoir et une ambiguïté idéologique qui serait passé à la moulinette aujourd’hui, et de ce fait garde un véritable intérêt.
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Zwaffle
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 8:44

@Nulladies a écrit:


Les injures du temps.

Se souvenir des belles choses : voilà le programme de l’humanité, ou de ce qu’il en reste, dans un 2022 imaginé par les années 70. «People were always lousy, but there was a world, once », assène Roth, un des derniers vieillards à pouvoir témoigner de l’avant. Un brin didactique, la première partie du film fustige un futur d’autant plus inquiétant qu’il se réalise effectivement aujourd’hui, et qu’on ne peut que constater l’impuissance des hommes à infléchir la dévastation de la planète.
Même si  son future demeure d’actualité, Soleil Vert a mal vieilli. En ce qui me concerne, la simple vue du facies d’Heston est assez horripilante, d’autant qu’il ne semble jouer qu’avec la proéminence de sa mâchoire et la dilatation de ses orbites. Le rythme est parfois laborieux, les scènes de bagarres sont assez ridicules, puisqu’il s’agit le plus souvent de sur réagir à un poing pour tomber de la façon la plus grotesque possible sur un mobilier fragile qui n’attendait que les cascadeurs pour s’écrouler avec fracas (cf. les lits superposés dans le combat final). Dans le même esprit, la séquence des « dégageuses » anti émeutes, pelleteuses à manifestants, fait surtout sourire tant elle est laborieuse.
Ajoutez à cela un écueil personnel majeur, le fait que mon père m’ait raconté dans ma prime jeunesse la fin du film, révélation sur laquelle repose tout le scénario, et on pourra se demander quel intérêt j’ai pu diable lui trouver à cette œuvre.
Outre l’idée générale du film d’anticipation et son twist assez savoureux, deux éléments lui donnent une saveur particulière. Le premier est l’ambiguïté du personnage principal, son caractère de pique assiette allant gouter chez les riches, au fil de ses enquêtes, les vestiges d’un monde qu’il n’a pu connaître. Cette consommation va jusqu’à celle des « Furnitures », une des grandes idées du film, à savoir des femmes que les plus riches louent avec les appartements, bien de consommation parmi d’autres. L’attitude complice de ce procédé du protagoniste est assez intéressante : soit elle va dans le sens d’un sexisme propre aux 70’s, soit elle cherche à choquer en évitant de réellement s’indigner sur le sujet, à de rares répliques près… On optera pour la seconde solution.
[Léger spoil]
Le deuxième élément est la scène d’euthanasie d’un des personnages. Dans un monde surpeuplé, l’idée de se débarrasser des maillons faibles est on ne peut plus pragmatique. Outre le fait qu’on débarrasse les cadavres via des camions poubelles, ceux qui choisissent de mourir ont droit à une cérémonie en bonne et due forme, projection en cabine personnelle de ce que fut la nature avant qu’on la sabote. Belle idée pour une séquence assez émouvante qui vise à nous faire apprécier ce qui nous entoure encore.
De la même façon, la longue séquence muette de la découverte de Thorn sur la fameuse révélation est assez efficace.

Curieux constat, tout de même : si le film a vieilli, l’idée d’en faire un remake serait une erreur encore plus grave : il préserve tout de même un désespoir et une ambiguïté idéologique qui serait passé à la moulinette aujourd’hui, et de ce fait garde un véritable intérêt.

le seul souvenir que je garde vraiment du film c'est le générique du début avec des images fixes (il me semble) et la musique qui l'accompagne était vraiment bien
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