Les 3 Rocks : musique et mauvaise foi

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 En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....

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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 9 Aoû 2014 - 9:28

Goupi Tonkin a écrit:
Je n'ai jamais vu cette version, je crois. Le remake des années 50 est splendide.

Tout pareil.
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 9 Aoû 2014 - 11:53

D'ailleurs il me semble que les bons voire les très grands réalisateurs ayant réussi leurs "auto-remake" ne sont pas si rares dans l'histoire du cinéma, exercice pourtant très casse-gueule : Hitch ( L'homme qui en savait trop ), Mc Carey donc, Capra ( Milliardaire pour un jour ), je sais que Ford et hawks ont plus ou moins remaké certains de leurs films...

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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 9 Aoû 2014 - 15:43

Ozu aussi je crois mais pas vu les films en questions... et l'excellent La marque du vampire de Browning est un remake d'un de ses films muets il me semble. Sinon Illusions perdues de Lubitsch est un autoremake et aussi One Hour with You mais c'est pas un fleuron donc pas forcément très tenté par l'original muet.

Goupi Tonkin a écrit:
D'ailleurs il me semble que les bons voire les très grands réalisateurs ayant réussi leurs "auto-remake" ne sont pas si rares dans l'histoire du cinéma, exercice pourtant très casse-gueule :  Hitch ( L'homme qui en savait trop ), Mc Carey donc, Capra ( Milliardaire pour un jour ), je sais que Ford et hawks ont plus ou moins remaké certains de leurs films...

Remake de Grande dame d'un jour ? J'ai vu que le premier (très bon d'ailleurs). La course de Broadway Bill (un de mes préférés de Capra) a eu droit à un remake aussi non ? Jour de chance (pas vu).
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 9 Aoû 2014 - 15:46

Et côté films d'horreur japonais on a le remake constant dans l'excellence (Le cercle 2 de Nakata aux US, quoique pas tout à fait un remake de Ring 2 et c'est ça qui est bon), et le remake constant dans la nullité (The Grudge).
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Azbinebrozer
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 11 Aoû 2014 - 10:32

Goupi Tonkin a écrit:
RabbitIYH a écrit:
J"arrive jamais à me souvenir desquels j'ai vu. A priori pas celui-là... j'ai vu les Contes, L'arbre, le maire et la médiathèque... mais sans en garder aucun souvenir, le seul qui m'ait marqué c'est Pauline à la plage.
Je garde un bon souvenir de Pauline à la plage, mais L'arbre, le maire et la médiathèque, je n'ai jamais pu le voir jusqu'au bout. Je cale aux deux tiers.

Top 3 Rohmer

Ma nuit chez Maud  I love you I love you I love you 
Les nuits de la pleine lune
Le genou de Claire

Hello je rentre du boulot (de touriste) ! avant de retourner un peu au turbin !  Wink 
Pas loin d'avoir le même classement Goupi ! J'en ai vu 13 je vous mets la filmo des longs métrages plus bas avec des étoiles quand j'ai vu. Je suis un gros fan. "L'arbre, le maire..." est le plus faible pour moi aussi. Les Amours d'Astrée et de Céladon" est assez insupportable mais peu à peu s'installent des questions surprenantes ou... très, très spécieuses !
"Les nuits de la pleine lune" je l'ai vu en salle à la sortie et j'ai pris une claque. J'ai été scotché par le rendu de l'époque de Rohmer, les couleurs gris jaune... Il faut dire que rohmer était proprement plus à même avec son classicisme, sa "transparence", à rendre cette période new wawe, plus que les années 70 encore babas, où tout le monde dit et fait tout ce qu'il veut plus explicitement !
Le genou de Claire on l'a donc vu (revu pour moi) avec des amis mais en prenant le film au milieu... Du coup les filles, ces êtres affectifs, se sont laissées prendre par le côté affirmé du personnage de Brialy, lui reprochant son machisme. Il veut pour la première fois être à l'origine de la relation amoureuse... J'ai revu, en rentrant en vad, le début et bien sûr comme toujours chez Rohmer difficile d'avoir une lecture univoque. La première partie, dans le ton des années 70, montre bien un homme passif, se laissant embarquer. L'affirmation qui suit est un mix assez croustillant de pur désir et de volonté d'engagement personnel, moral !

Voilà la filmo longs métrages :

1959 : Le Signe du Lion

1962-1972 : Six contes moraux :
1. 1962 : La Boulangère de Monceau
2. 1963 : La Carrière de Suzanne
3. 1967 : La Collectionneuse
4. 1969 : Ma nuit chez Maud ***
5. 1970 : Le Genou de Claire, ***
6. 1972 : L'Amour l'après-midi

1976 : La Marquise d'O…
1978 : Perceval le Gallois (Prix Méliès)

1981-1987 : Comédies et proverbes :
1. 1981 : La Femme de l'aviateur
2. 1982 : Le Beau mariage
3. 1982 : Pauline à la plage  **
4. 1984 : Les Nuits de la pleine lune  ***
5. 1986 : Le Rayon vert **
6. 1987 : L'Ami de mon amie, ***

1987 : Quatre aventures de Reinette et Mirabelle

1990-1998 : Contes des quatre saisons :
1. 1990 : Conte de printemps **
2. 1992 : Conte d'hiver **
3. 1996 : Conte d'été ***
4. 1998 : Conte d'automne **

1993 : L'Arbre, le maire et la médiathèque *
1995 : Les Rendez-vous de Paris
2001 : L'Anglaise et le Duc **
2004 : Triple agent **
2007 : Les Amours d'Astrée et de Céladon *


Dernière édition par Azbinebrozer le Lun 11 Aoû 2014 - 10:33, édité 1 fois
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 11 Aoû 2014 - 10:33




Glock de Casbah

Lorsque le cinéma français s’ose à l’exotisme de ses colonies, c’est l’occasion de petits miracles visuels comme ce film de Duvivier, aussi à l’aise pour évoquer l’urbanité parisienne (Panique) qu’algéroise.
La ville et son quartier si pittoresque ouvrent le film, véritable documentaire qui tisse avec malice l’écheveau inextricable de la tragédie à venir : un entrelacs de ruelles tortueuses que seuls les habitants maitrisent, et dans lequel règne en maitre Pepe, gangster au grand cœur que la police, en terrain inconnu, ne peut appréhender.
Film de bande, où l’argot des truands machistes et virils ponctue les portraits lumineux et nimbés d’une savoureuse artificialité, Pepe le moko s’attache à caractériser une galerie de personnages secondaires aussi attachants que singuliers, déclinaison de Scarface où le crime se pare de toutes les séductions d’une activité libertaire et enfantine.
L’interaction entre le protagoniste et ce décor si original fait toute la saveur de l’intrigue : loin d’être le maitre des lieux, Pepe en est le prisonnier : sortir de la casbah contribue à signer sa reddition. Les parcours dans le quartier carcéral, les incursions audacieuses vers la ville et la mer sont les véritables enjeux du récit. L’amour lui-même est une tentative d’échappée : vers Paris, grand motif nostalgique du film, âge d’or et lointain géographique qu’on sait ne pouvoir retrouver, comme en témoigne Fréhel, cette ancienne gloire de la chanson se passant le disque de sa jeunesse.
Dans cet environnement retors, le policier rival Slimane brille par sa singularité. Petit coryphée perfide, d’une patience perverse, il commente la destinée de Pepe tout en en modifiant quelques composantes, maitre de la géographie des lieux qui deviennent sous sa coupe un véritable jeu de plateau dont Pepe serait le pion.
[Spoils]
Tragédie urbaine, ode à une liberté perdue, Pepe le moko ne propose une trajectoire que pour mieux la briser dans son élan : alors que le bateau part, achevant l’impossible réunion avec l’aimée et la mère patrie, Pepe meurt doucement le visage entre deux barreaux, mais le cœur au large.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 11 Aoû 2014 - 10:35



Du sang sur la palette.

La démonstration est limpide : retournant comme un gant le décor d’une Chine qu’on connait silencieuse et passive, Jia Zhang Ke propose une série de réponses à la violence séculaire qui la structure. D’une dictature idéologique à une oppression économique, le code a changé, mais l’aliénation demeure. Les personnages de ce film choral optent pour le meurtre, et passent par l’arme blanche ou les balles pour hurler leur désespoir. Car il ne s’agit même plus vraiment de révolte : celle-ci consisterait à se soulever contre l’ordre établi dans le but d’enrayer la machine à broyer les individus. Or ici, on sait parfaitement qu’elle poursuivra sa marche folle, quelle que soit l’étendue de la flaque sanglante qu’on aura versée.
Regard panoramique sur l’Asie contemporaine, A touch of Sin est un film de peu de mots. Les dés sont jetés et les classes distribuées. En bas, les exécutants crèvent avec politesse, discrètement. Déguisées, les femmes défilent, les hommes répètent les phrases obséquieuses aux parvenus qu’ils servent. La corruption est partout, et les signes extérieurs de richesse épars, mais cinglants.
Comme souvent chez Jia Zhang Ke, le récit traditionnel s’efface au profit d’un état des lieux quasi documentaire. Plusieurs récits s’enchainent, et l’on sent le désir de couvrir avec exhaustivité son sujet, de la campagne à la ville, du jeune premier à la femme trop âgée, du carnage par balles au suicide. Il faut reconnaitre qu’au bout d’une heure, sur les 2h15 que compte le film, le principe didactique est assimilé, et que les arguments sont assénés avec une certaine lourdeur dans la mesure où leur démonstration va croissant. Ainsi, le client frappant la femme avec ses liasses en hurlant qu’il peut tuer avec son fric frise tout de même la caricature.
Il n’en demeure pas moins que si le film marque profondément, c’est moins par son fond, de toute façon sans espoir, que par la forme qu’il déploie. La photographie est absolument splendide, en dépit du sujet sur lequel elle s’attarde : ville lépreuse, décors brumeux, tout semble jauni comme une carrière à ciel ouvert, et même les constructions qui sortent de terre paraissent déjà décaties. Barrant un paysage lui-même harassé d’une souffrance muette, le béton achève l’individu qui, où qu’il aille, se déplace dans une prison à ciel ouvert. Chez les nantis, dans les nights clubs, c’est l’oppression de velours qui domine dans des intérieurs tapissés et confinés.
Dès lors, on comprend mieux la nécessité du sang : qu’il jaillisse sur le cuir crème d’une Maserati ou souille les liasses du consommateur effréné, la violence explose les cloisons et teinte d’un rouge vermeil le décor terne de la servitude.
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davcom
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 11 Aoû 2014 - 10:48

Le temps est si dégueux en Autriche ?
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 11 Aoû 2014 - 10:53

davcom a écrit:
Le temps est si dégueux en Autriche ?

 Very Happy .
Hier génial, huit heures de rando. Mais là c'est parti pour 6 jours consécutifs de pluie.
Et pour ce qui est de films, j'ai des critiques d'avance, et comme j'ai chopé un réseau wi-fi, je les publie. Mais je sens que je vais me remettre à visionner très rapidement...
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 11 Aoû 2014 - 14:20

A Touch of Sin, quoique plus regardable que la moyenne des Jia Zhangke je le trouve finalement aussi caricatural dans la forme que dans le fond, ne serait-ce que pour cette constante superposition du faste traditionnel et de la misère moderne, cliché d'une Chine où l'on ne trouve pourtant pas plus de temples anciens que d'hôtels de passe à tous les coins de rue. Mais c'est assez caractéristique du cinéaste (et des cinéastes chinois de festival en général), et c'est même certainement pour ça qu'il continue de pouvoir tourner et sortir ses films en Chine depuis 10 ans, quelque part il contribue de vendre à l'Occident une vision de la Chine plus ou moins conforme à celle que le gouvernement souhaite véhiculer : en l'occurrence celle d'une société où la violence se limite aux protagonistes d'un fait divers, où la corruption est celle des fonctionnaires autoproclamés petits rois d'une campagne éloignée (il y a encore quelques années cette histoire serait passée à la trappe mais à la faveur d'un contexte de chasse à la corruption des petits pour cacher celle des gros, ça tombe à pic), où les révoltés sont au pire sociopathes, au mieux analphabètes, j'irai pas jusqu'à dire que Jia est un cinéaste de propagande mais il est loin de critiquer le système de l'intérieur aussi profondément que le font bien des cinéastes romanesques comme Zhang Yimou avec La cité interdite ou Johnnie To avec Election 2 (la mafia policière chinoise qui renvoie la mafia de HK à ses bacs à sable, ça c'était subversif - le film a d'ailleurs été interdit en Chine).

Sinon film choral ? J'ai pas souvenir que les segments se croisent, à l'exception du tueur en motocyclette qui ne fait que passer.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 8:26

RabbitIYH a écrit:
A Touch of Sin, quoique plus regardable que la moyenne des Jia Zhangke je le trouve finalement aussi caricatural dans la forme que dans le fond, ne serait-ce que pour cette constante superposition du faste traditionnel et de la misère moderne, cliché d'une Chine où l'on ne trouve pourtant pas plus de temples anciens que d'hôtels de passe à tous les coins de rue. Mais c'est assez caractéristique du cinéaste (et des cinéastes chinois de festival en général), et c'est même certainement pour ça qu'il continue de pouvoir tourner et sortir ses films en Chine depuis 10 ans, quelque part il contribue de vendre à l'Occident une vision de la Chine plus ou moins conforme à celle que le gouvernement souhaite véhiculer : en l'occurrence celle d'une société où la violence se limite aux protagonistes d'un fait divers, où la corruption est celle des fonctionnaires autoproclamés petits rois d'une campagne éloignée (il y a encore quelques années cette histoire serait passée à la trappe mais à la faveur d'un contexte de chasse à la corruption des petits pour cacher celle des gros, ça tombe à pic), où les révoltés sont au pire sociopathes, au mieux analphabètes, j'irai pas jusqu'à dire que Jia est un cinéaste de propagande mais il est loin de critiquer le système de l'intérieur aussi profondément que le font bien des cinéastes romanesques comme Zhang Yimou avec La cité interdite ou Johnnie To avec Election 2 (la mafia policière chinoise qui renvoie la mafia de HK à ses bacs à sable, ça c'était subversif - le film a d'ailleurs été interdit en Chine).

Sinon film choral ? J'ai pas souvenir que les segments se croisent, à l'exception du tueur en motocyclette qui ne fait que passer.

Intéressant, comme remarque, je l'avais pas vu sous cet angle. Pour ce qui est du choral, c'est vrai que j'ai employé ça un peu à la légère, pour parler d'un film à multiples personnages.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 8:27



Je zappe et j’éclate

L’idée est séduisante, le montage habile. Entre fantaisie de la pluralité des informations et amusement initial, le réalisateur parvient à séduire et capter son public pour mieux préparer ses effets.
La technique du zapping met en équivalence des images d’origines très variées, et glisse subrepticement, dès le départ, des allusions à des motifs d’indignation sans qu’on s’y arrête : la bombe H, la Shoah.
Cette dissection d’une chaine bien rodée du capitalisme, vouée à dénoncer son implacable indifférence est à la fois didactique et émouvante. Avec ce recul d’une apparente neutralité, le regard documentaire permet de laisser surgir un pathos authentique et un constat désespéré sur les dérives de notre temps.
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 12:16

Nulladies a écrit:



Glock de Casbah

Lorsque le cinéma français s’ose à l’exotisme de ses colonies, c’est l’occasion de petits miracles visuels comme ce film de Duvivier, aussi à l’aise pour évoquer l’urbanité parisienne (Panique) qu’algéroise.
La ville et son quartier si pittoresque ouvrent le film, véritable documentaire qui tisse avec malice l’écheveau inextricable de la tragédie à venir : un entrelacs de ruelles tortueuses que seuls les habitants maitrisent, et dans lequel règne en maitre Pepe, gangster au grand cœur que la police, en terrain inconnu, ne peut appréhender.
Film de bande, où l’argot des truands machistes et virils ponctue les portraits lumineux et nimbés d’une savoureuse artificialité, Pepe le moko s’attache à caractériser une galerie de personnages secondaires aussi attachants que singuliers, déclinaison de Scarface où le crime se pare de toutes les séductions d’une activité libertaire et enfantine.
L’interaction entre le protagoniste et ce décor si original fait toute la saveur de l’intrigue : loin d’être le maitre des lieux, Pepe en est le prisonnier : sortir de la casbah contribue à signer sa reddition. Les parcours dans le quartier carcéral, les incursions audacieuses vers la ville et la mer sont les véritables enjeux du récit. L’amour lui-même est une tentative d’échappée : vers Paris, grand motif nostalgique du film, âge d’or et lointain géographique qu’on sait ne pouvoir retrouver, comme en témoigne Fréhel, cette ancienne gloire de la chanson se passant le disque de sa jeunesse.
Dans cet environnement retors, le policier rival Slimane brille par sa singularité. Petit coryphée perfide, d’une patience perverse, il commente la destinée de Pepe tout en en modifiant quelques composantes, maitre de la géographie des lieux qui deviennent sous sa coupe un véritable jeu de plateau dont Pepe serait le pion.  
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Tragédie urbaine, ode à une liberté perdue, Pepe le moko ne propose une trajectoire que pour mieux la briser dans son élan : alors que le bateau part, achevant l’impossible réunion avec l’aimée et la mère patrie, Pepe meurt doucement le visage entre deux barreaux, mais le cœur au large.

Spoiler:
 
Joli
La référence à Scarface ( version Hawks, of course) me parait aussi très évidente. J'imagine qu'un grand technicien comme Duvivier a dû être très sensible aux audaces formelles du film de Hawks, notamment à ce fabuleux plan séquence de 2 minutes qui ouvre le film. Je n'ai jamais rien lu de précis là-dessus ( même dans le livre que Niogret a consacré au cinéaste ou alors ça m'a échappé) mais je reste persuadé que le bilboquet de Gaston Modot est un écho à la pièce de monnaie que George Raft fait tournoyer entre ses doigts.



As-tu vu La belle équipe?

Je pense en avoir déjà parlé mais j'aime aussi beaucoup La fin du jour, beau film cruel et touchant sur la vieillesse un peu oublié aujourd'hui, et c'est bien dommage. L'une des plus grandes réussites de Duvivier.
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 12:53

Citation :
j'irai pas jusqu'à dire que Jia est un cinéaste de propagande mais il est loin de critiquer le système de l'intérieur aussi profondément que le font bien des cinéastes romanesques comme Zhang Yimou avec La cité interdite ou Johnnie To

Citation :
Mais c'est assez caractéristique du cinéaste (et des cinéastes chinois de festival en général), et c'est même certainement pour ça qu'il continue de pouvoir tourner et sortir ses films en Chine depuis 10 ans, quelque part il contribue de vendre à l'Occident une vision de la Chine plus ou moins conforme à celle que le gouvernement souhaite véhiculer

Ah ce bon vieux putain de débat "cinéma de genre" versus "cinéma d'auteur pour festival" !!!!
Préférer Johnnie To à Jia Zhangke, c'est pas un problème et c'est même tout à fait respectable mais fouchtra ! tu y vas fort sur l'argumentation. Je n'ai pas encore vu ce film, et j'ai hâte de m'y coller, mais il me semble qu'il est encore aujourd'hui interdit dans son pays ( à vérifier, mais c'était encore le cas il y a quelques mois )

http://cinema.nouvelobs.com/articles/28825-rencontre-a-touch-of-sin-jia-zhang-ke-encore-censure-en-chine

Cette interdiction n'en fait pas fatalement un CO, mais de là à dire qu'il "contribue à vendre à l'Occident une vision de la Chine plus ou moins conforme à celle que le gouvernement souhaite véhiculer", c'est un peu Hénaurme... J'ai beaucoup de mal à adhérer à cet argument, même si je n'ai pas encore vu le film.
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 13:34

J'ajoute que dans la guéguerre "cinéma de genre" versus "cinéma d'auteur pour festival", je suis plus suisse qu'un coucou. Dans ma DVDthèque, Carpenter côtoie sans complexe et sans conflit Tarkovski, et L'As des as repose sur la même étagère que Pierrot le fou.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 15:10

Goupi Tonkin a écrit:
il me semble qu'il est encore aujourd'hui interdit dans son pays ( à vérifier, mais c'était encore le cas il y a quelques mois )

http://cinema.nouvelobs.com/articles/28825-rencontre-a-touch-of-sin-jia-zhang-ke-encore-censure-en-chine

On lui a demandé des retouches, ce qu'il a visiblement accepté. Aux dernières nouvelles il travaillait dessus. Les magazines qui titrent "Jia encore censuré en Chine" sont d'ailleurs de beaux naïfs, aucun de ses films n'y a été interdit depuis 10 ans, c'est déjà plus que la plupart de ses contemporains. TOUS les films à contexte social tournés en Chine sont censurés d'une façon ou d'une autre, avant ou après leur tournage (souvent les deux)..

Goupi Tonkin a écrit:

Cette interdiction n'en fait pas fatalement un CO, mais de là à dire qu'il "contribue à vendre à l'Occident une vision de la Chine plus ou moins conforme à celle que le gouvernement souhaite véhiculer", c'est un peu Hénaurme... J'ai beaucoup de mal à adhérer à cet argument, même si je n'ai pas encore vu le film.

Ben tu sais ce qu'il te reste à faire alors. Je ne vois pas ce qu'il y aurait forcément d'énorme là-dedans (je ne parlais pas uniquement de ce film si tu m'as bien lu), sachant que ces quatre histoires ont fait grand bruit dans la presse chinoise en leurs temps, ce qui sous-entend déjà un "aval" sur ces faits divers de la part du gouvernement (car les histoires vraiment gênantes sont le plus souvent passées sous silence). Et pour tourner en Chine il faut énormément d'autorisations et une approbation du projet présenté en détails sous peine d'être jeté en prison (certains l'ont risqué comme Wang Chao mais Jia comme par hasard n'en a jamais eu besoin).

Goupi Tonkin a écrit:
J'ajoute que dans la guéguerre "cinéma de genre" versus "cinéma d'auteur pour festival", je suis plus suisse qu'un coucou.

Je pige pas bien où tu vois une prise de partie de ma part dans cette guéguerre imaginaire, autant les "cinéastes de festival" c'est effectivement péjoratif pour moi, faisant référence aux cinéastes qui tournent consciemment leurs films pour un public de festival, de toute évidence il y en a et à mon avis c'est le cas de Jia. Mais énormément de cinéastes récompensés en festival sont des génies pour moi aussi, dans ma DVDthèque à l'instant je vois un Farrelly traîner à côté de Lynch et Cronenberg, et j'aime autant Imamura ou les frères Taviani que John McTiernan ou Florent Siri. Ce qui ne veut pas dire non que je défends les festivals et leur snobisme débile des films de genre, qui relève certainement davantage d'une incompréhension profonde du concept de cinéma d'auteur que d'autre chose.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 17:57

Citation :
Ben tu sais ce qu'il te reste à faire alors...
Je le répète, nul besoin d'avoir vu le film pour comprendre qu'il y a là comme une petite mouche dans le lait. D'ailleurs  je ne défends pas le film, ce serait absurde ou très con ou de mauvaise foi ou les trois à la fois. Je relève juste un paradoxe :

1- Tu dis :  " il contribue à vendre à l'Occident une vision de la Chine plus ou moins conforme à celle que le gouvernement souhaite véhiculer"
Ok, pourquoi pas. C'est un avis comme un autre. Personne n'est obligé de le partager. Rien de choquant pour moi, à priori.

-Mais quand j'apprends que le film a été interdit de projection par ces mêmes autorités chinoises, je m'interroge. Comment peut-on être à la fois une vitrine pour un pays et être interdit de projection ?
Il me semble donc que les choses ne sont pas aussi simples que tu l'affirmes.

Citation :
Je pige pas bien où tu vois une prise de partie de ma part dans cette guéguerre imaginaire
Disons que dans ta hargne à pourrir ce pauvre Jia Zhangke ( vitrine du pouvoir, "cinéaste de festival" : insulte qui ne jurerait pas d'ailleurs dans un phylactère du capitaine Haddock : Bachi-bouzouk ! Anacoluthe ! Cinéaste de festival !  Very Happy  ) tout en louant quelques cinéastes que tu qualifies de "romanesques", j'ai cru percevoir, à tort certainement, les vestiges de la vieille guerre  picrocholine opposant "l'auteurisant" et "le genré". Si c'est un excès d'interprétation, je m'en excuse platement, foutre Diable !

Citation :
Imamura ou les frères Taviani que John McTiernan
 cheers Ça, ça me plait !!!

Citation :
les festivals et leur snobisme débile des films de genre
Les choses ont un peu, j'ai dit un peu, bougé quand même. Depuis la palme d'or de Tarantino, le regard des "élites" sur le film de genre a changé. A Cannes, notamment, dans la sélection officielle, il y a toujours au moins un western (  The Homesman cette année ) ou un polar/ Thriller ( le Refn l'année dernière ).

D'ailleurs, à propos de film d'auteur et de film de genre, je viens de me mater cette bargerie assez classieuse, et j'en suis encore tout tourneboulé, sa race ! :

J'en reparlerai certainement un peu plus tard...
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 18:33

Azbinebrozer a écrit:
Goupi Tonkin a écrit:
RabbitIYH a écrit:
J"arrive jamais à me souvenir desquels j'ai vu. A priori pas celui-là... j'ai vu les Contes, L'arbre, le maire et la médiathèque... mais sans en garder aucun souvenir, le seul qui m'ait marqué c'est Pauline à la plage.
Je garde un bon souvenir de Pauline à la plage, mais L'arbre, le maire et la médiathèque, je n'ai jamais pu le voir jusqu'au bout. Je cale aux deux tiers.

Top 3 Rohmer

Ma nuit chez Maud  I love you I love you I love you 
Les nuits de la pleine lune
Le genou de Claire

Hello je rentre du boulot (de touriste) ! avant de retourner un peu au turbin !  Wink 
Pas loin d'avoir le même classement Goupi ! J'en ai vu 13 je vous mets la filmo des longs métrages plus bas avec des étoiles quand j'ai vu. Je suis un gros fan. "L'arbre, le maire..." est le plus faible pour moi aussi. Les Amours d'Astrée et de Céladon" est assez insupportable mais peu à peu s'installent des questions surprenantes ou... très, très spécieuses !
"Les nuits de la pleine lune" je l'ai vu en salle à la sortie et j'ai pris une claque. J'ai été scotché par le rendu de l'époque de Rohmer, les couleurs gris jaune... Il faut dire que rohmer était proprement plus à même avec son classicisme, sa "transparence", à rendre cette période new wawe, plus que les années 70 encore babas, où tout le monde dit et fait tout ce qu'il veut plus explicitement !
Le genou de Claire on l'a donc vu (revu pour moi) avec des amis mais en prenant le film au milieu... Du coup les filles, ces êtres affectifs, se sont laissées prendre par le côté affirmé du personnage de Brialy, lui reprochant son machisme. Il veut pour la première fois être à l'origine de la relation amoureuse... J'ai revu, en rentrant en vad, le début et bien sûr comme toujours chez Rohmer difficile d'avoir une lecture univoque. La première partie, dans le ton des années 70, montre bien un homme passif, se laissant embarquer. L'affirmation qui suit est un mix assez croustillant de pur désir et de volonté d'engagement personnel, moral !

Voilà la filmo longs métrages :

1959 : Le Signe du Lion

1962-1972 : Six contes moraux :
1. 1962 : La Boulangère de Monceau
2. 1963 : La Carrière de Suzanne
3. 1967 : La Collectionneuse
4. 1969 : Ma nuit chez Maud ***
5. 1970 : Le Genou de Claire, ***
6. 1972 : L'Amour l'après-midi

1976 : La Marquise d'O…
1978 : Perceval le Gallois (Prix Méliès)

1981-1987 : Comédies et proverbes :
1. 1981 : La Femme de l'aviateur
2. 1982 : Le Beau mariage
3. 1982 : Pauline à la plage  **
4. 1984 : Les Nuits de la pleine lune  ***
5. 1986 : Le Rayon vert **
6. 1987 : L'Ami de mon amie, ***

1987 : Quatre aventures de Reinette et Mirabelle

1990-1998 : Contes des quatre saisons :
1. 1990 : Conte de printemps **
2. 1992 : Conte d'hiver **
3. 1996 : Conte d'été ***
4. 1998 : Conte d'automne **

1993 : L'Arbre, le maire et la médiathèque *
1995 : Les Rendez-vous de Paris
2001 : L'Anglaise et le Duc **
2004 : Triple agent **
2007 : Les Amours d'Astrée et de Céladon *
j'ai vu pratiquement les mêmes que toi, sauf Triple agent ( je ne me souvenais même plus de l'existence de ce film,d'ailleurs )

Citation :
"Les nuits de la pleine lune" je l'ai vu en salle à la sortie et j'ai pris une claque. J'ai été scotché par le rendu de l'époque de Rohmer, les couleurs gris jaune... Il faut dire que rohmer était proprement plus à même avec son classicisme, sa "transparence", à rendre cette période new wawe, plus que les années 70 encore babas, où tout le monde dit et fait tout ce qu'il veut plus explicitement !
Bien vu !  Le lettré pascalien chez les babas-cool, ça n'aurait pas fonctionné : trop libres, ou plutôt trop libérés, en effet. Peu ou pas de dilemme rohmérien possible... Mais ici, étonnamment, ça prend. Pourtant sur le papier, c'était pas gagné. Le mélange Elli et Jacno - Rohmer pouvait faire craindre le pire...
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 19:06

Goupi Tonkin a écrit:

-Mais quand j'apprends que le film a été interdit de projection par ces mêmes autorités chinoises, je m'interroge. Comment peut-on être à la fois une vitrine pour un pays et être interdit de projection ?
Il me semble donc que les choses ne sont pas aussi simples que tu l'affirmes.

Bien sûr que non, mais c'est déjà un peu plus simple quand on précise que A Touch of Sin n'a jamais été sur la liste des films interdits de projection en Chine, il est en attente de sortie et il VA sortir. Tout ça c'est un fantasme de critiques ciné qui s'auto-nourrit, on voudrait se faire croire que Jia Zhangke est un poil à gratter du système chinois alors qu'il ne l'a jamais été, mais c'est comme ça que le film a été survendu et c'est tellement plus facile de le croire que de s'informer suffisamment pour se rendre compte du contraire.

Goupi Tonkin a écrit:

Disons que dans ta hargne à pourrir ce pauvre Jia Zhangke

J'ai pas l'impression d'y avoir mis à moitié autant de hargne que Nulladies dans ses arcanes du blockbuster pourtant. Je crois même avoir dit à deux reprises que le film était son plus regardable. Le statut de "pauvre petit auteur chinois", marketing international quand tu nous tiens.  geek 

Goupi Tonkin a écrit:

Depuis la palme d'or de Tarantino

OK, hormis les films de genres post-modernes et bavards qui veulent paraitre plus intelligents qu'ils ne le sont. Que les deux derniers Tarantino aient été montrés en festival c'est encore une belle énigme, ça.

Goupi Tonkin a écrit:

D'ailleurs, à propos de film d'auteur et de film de genre, je viens de me mater cette bargerie assez classieuse, et j'en suis encore tout tourneboulé, sa race ! :

J'en reparlerai certainement un peu plus tard...

Pas mal, ça m'avait pas renversé ou plutôt si, ce qui m'avait renversé c'était de voir que les mêmes qui écrivaient du bien de ce film traînaient Argento dans la boue depuis des années. Un petit hommage giallesque joliment sensoriel avec un côté psy lourdement souligné et pas grand chose à creuser sous la beauté formelle... et dans le registre de l'horreur ça hérisse pas beaucoup les poils.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 20:25

Citation :
quand on précise que A Touch of Sin n'a jamais été sur la liste des films interdits de projection
Ok, donc Le nouvel obs et Positif, entre autres, mentent ou désinforment : le film n'a jamais été interdit de projection, à aucun moment. Et tout le monde était très content que le film aille à Cannes. Ok, merci...  

Citation :
c'est comme ça que le film a été survendu et c'est tellement plus facile de le croire que de s'informer suffisamment pour se rendre compte du contraire.
Au lieu de te toucher la nouille, partage tes sources, toi qui sais si bien t'informer. D'avance merci.

Citation :
Le statut de "pauvre petit auteur chinois", marketing international quand tu nous tiens
  ce petit intermède de rebellitude anti-systéme vous est offert par Eau précieuse.

C'est vraiment n'importe quoi, putain. Tu chies grave dans la colle. Sérieux, quand j'écris "Disons que dans ta hargne à pourrir ce pauvre Jia Zhangke", tu la sens pas l'ironie, tu la sens pas ma grosse ironie dans ton œil de bronze ?

Citation :
les films de genres post-modernes et bavards qui veulent paraitre plus intelligents qu'ils ne le sont
Hé ben voilà, parfois on peut tomber presque d'accord.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 21:40

Citation :
ce qui m'avait renversé c'était de voir que les mêmes qui écrivaient du bien de ce film traînaient Argento dans la boue depuis des années.
Qui ?  Des Cahiers du cinéma au Chasseur français, en passant par (la Lorraine avec mes sabots )  Télérama et Femme actuelle, ça fait quand même très longtemps que plus personne ou presque ne traîne Argento dans la boue...

Il a même eu droit à sa retrospective à la Cinémathéque française il y a  15 ans :
http://www.fantomasfr.eu/argento/cinematheque.htm
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 23:04

Goupi Tonkin a écrit:

Ok, donc Le nouvel obs et Positif, entre autres, mentent ou désinforment : le film n'a jamais été interdit de projection, à aucun moment.

Ben non tu vois, on interdit pas de projection un film qui n'en a pas encore fini avec le bureau des censeurs. Et c'est pas de la blague, le film n'est pas sur la liste officielle (longue comme cent bras) des films interdits, je te filerai le lien le jour où je saurai taper en chinois, mais c'est le cas de la personne qui me l'a confirmé et en qui j'ai toute confiance.

Goupi Tonkin a écrit:

Tu chies grave dans la colle. Sérieux, quand j'écris "Disons que dans ta hargne à pourrir ce pauvre Jia Zhangke", tu la sens pas l'ironie, tu la sens pas ma grosse ironie dans ton œil de bronze ?

Et toi tu l'as pas senti dans ton oeil chassieux mon gros smiley ? Non mais franchement, quand on a tendance a laisser autant de crédit à l'intelligence de son interlocuteur qu'un critique de Télérama à un film de Night Shyamalan, on relit au moins deux fois les phrases. Je pensais pas qu'il fallait un sixième sens pour capter les signes de ma contre-ironie pourtant.  Razz 

Goupi Tonkin a écrit:

Citation :
les films de genres post-modernes et bavards qui veulent paraitre plus intelligents qu'ils ne le sont
Hé ben voilà, parfois on peut tomber presque d'accord.

Pour ce qui concerne sa filmo post- Kill Bill en tout cas.

Goupi Tonkin a écrit:
Citation :
ce qui m'avait renversé c'était de voir que les mêmes qui écrivaient du bien de ce film traînaient Argento dans la boue depuis des années.
Qui ?  Des Cahiers du cinéma au Chasseur français, en passant par (la Lorraine avec mes sabots )  Télérama et Femme actuelle, ça fait quand même très longtemps que plus personne ou presque ne traîne Argento dans la boue...

Il a même eu droit à sa retrospective à la Cinémathéque française il y a  15 ans :
http://www.fantomasfr.eu/argento/cinematheque.htm

On réhabilite ses films des 60/70s mais ça va pas beaucoup plus loin, parmi ses derniers unanimement conchiés il y a pourtant de bien belles choses. Bref... des sources ? Parce que moi non plus je te crois pas sur parole tu vois. Le Chasseur Français je veux bien mais les autres ?  geek
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mar 12 Aoû 2014 - 23:08

(mode supra ironique on) Et putain défendre un point de vue aussi arrêté sur un film qu'on n'a pas vu c'est pas se toucher la nouille avec des baguettes ça des fois ? Tu confierais tes gamins au Nouvel Obs ? Bel exemple de pensée indépendante.  geek  (mode supra ironique off)
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 13 Aoû 2014 - 1:36

RabbitIYH a écrit:
(mode supra ironique on) Et putain défendre un point de vue aussi arrêté sur un film qu'on n'a pas vu c'est pas se toucher la nouille avec des baguettes ça des fois ? Tu confierais tes gamins au Nouvel Obs ? Bel exemple de pensée indépendante.  geek  (mode supra ironique off)
Et voilà, c'est là qu'a commencé ce dialogue de sourd. Je n'ai, contrairement à toi,  absolument aucun point de vue sur cette affaire.:
1 - je n'ai pas  vu le film
2 - je ne suis pas un spécialiste des bureaucraties chinoises

J'ai juste devant les yeux deux infos contradictoires. Je doute et j'essaie juste de savoir où est la vérité. C'est mon coté Fox Mulder.

Quant au Nouvel obs dont je me branle un peu, bien que les papiers cinéma d'Alain Riou et de Forestier sont souvent bien torchés, je ne lui confierais pas mes gosse, mais je ne suis pas certain non plus de te les confier. Alors qui croire, foutre Diable? A qui confier mes gosses ? Hein, à qui ? A qui ????
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davcom
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 13 Aoû 2014 - 7:11

Foutrement content que Danazer The Erazer et Lapin tout sauf crétin aient rejoints ce cloaque.

Qu'est-ce que je me marre  Laughing 

ça me rappelle quelques jolies joutes, ailleurs et dans un autre temps
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Esther
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Mer 13 Aoû 2014 - 9:42

Sinon, moi, je prête mon gosse pendant les vacances pour qui veut. Je fournis même les DVD pour l'occuper.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   

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En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....
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