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 En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....

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Zwaffle
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 8:44

@Nulladies a écrit:


Les injures du temps.

Se souvenir des belles choses : voilà le programme de l’humanité, ou de ce qu’il en reste, dans un 2022 imaginé par les années 70. «People were always lousy, but there was a world, once », assène Roth, un des derniers vieillards à pouvoir témoigner de l’avant. Un brin didactique, la première partie du film fustige un futur d’autant plus inquiétant qu’il se réalise effectivement aujourd’hui, et qu’on ne peut que constater l’impuissance des hommes à infléchir la dévastation de la planète.
Même si  son future demeure d’actualité, Soleil Vert a mal vieilli. En ce qui me concerne, la simple vue du facies d’Heston est assez horripilante, d’autant qu’il ne semble jouer qu’avec la proéminence de sa mâchoire et la dilatation de ses orbites. Le rythme est parfois laborieux, les scènes de bagarres sont assez ridicules, puisqu’il s’agit le plus souvent de sur réagir à un poing pour tomber de la façon la plus grotesque possible sur un mobilier fragile qui n’attendait que les cascadeurs pour s’écrouler avec fracas (cf. les lits superposés dans le combat final). Dans le même esprit, la séquence des « dégageuses » anti émeutes, pelleteuses à manifestants, fait surtout sourire tant elle est laborieuse.
Ajoutez à cela un écueil personnel majeur, le fait que mon père m’ait raconté dans ma prime jeunesse la fin du film, révélation sur laquelle repose tout le scénario, et on pourra se demander quel intérêt j’ai pu diable lui trouver à cette œuvre.
Outre l’idée générale du film d’anticipation et son twist assez savoureux, deux éléments lui donnent une saveur particulière. Le premier est l’ambiguïté du personnage principal, son caractère de pique assiette allant gouter chez les riches, au fil de ses enquêtes, les vestiges d’un monde qu’il n’a pu connaître. Cette consommation va jusqu’à celle des « Furnitures », une des grandes idées du film, à savoir des femmes que les plus riches louent avec les appartements, bien de consommation parmi d’autres. L’attitude complice de ce procédé du protagoniste est assez intéressante : soit elle va dans le sens d’un sexisme propre aux 70’s, soit elle cherche à choquer en évitant de réellement s’indigner sur le sujet, à de rares répliques près… On optera pour la seconde solution.
[Léger spoil]
Le deuxième élément est la scène d’euthanasie d’un des personnages. Dans un monde surpeuplé, l’idée de se débarrasser des maillons faibles est on ne peut plus pragmatique. Outre le fait qu’on débarrasse les cadavres via des camions poubelles, ceux qui choisissent de mourir ont droit à une cérémonie en bonne et due forme, projection en cabine personnelle de ce que fut la nature avant qu’on la sabote. Belle idée pour une séquence assez émouvante qui vise à nous faire apprécier ce qui nous entoure encore.
De la même façon, la longue séquence muette de la découverte de Thorn sur la fameuse révélation est assez efficace.

Curieux constat, tout de même : si le film a vieilli, l’idée d’en faire un remake serait une erreur encore plus grave : il préserve tout de même un désespoir et une ambiguïté idéologique qui serait passé à la moulinette aujourd’hui, et de ce fait garde un véritable intérêt.

le seul souvenir que je garde vraiment du film c'est le générique du début avec des images fixes (il me semble) et la musique qui l'accompagne était vraiment bien
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 8:47

@Zwaffle a écrit:
@Nulladies a écrit:


Les injures du temps.

Se souvenir des belles choses : voilà le programme de l’humanité, ou de ce qu’il en reste, dans un 2022 imaginé par les années 70. «People were always lousy, but there was a world, once », assène Roth, un des derniers vieillards à pouvoir témoigner de l’avant. Un brin didactique, la première partie du film fustige un futur d’autant plus inquiétant qu’il se réalise effectivement aujourd’hui, et qu’on ne peut que constater l’impuissance des hommes à infléchir la dévastation de la planète.
Même si  son future demeure d’actualité, Soleil Vert a mal vieilli. En ce qui me concerne, la simple vue du facies d’Heston est assez horripilante, d’autant qu’il ne semble jouer qu’avec la proéminence de sa mâchoire et la dilatation de ses orbites. Le rythme est parfois laborieux, les scènes de bagarres sont assez ridicules, puisqu’il s’agit le plus souvent de sur réagir à un poing pour tomber de la façon la plus grotesque possible sur un mobilier fragile qui n’attendait que les cascadeurs pour s’écrouler avec fracas (cf. les lits superposés dans le combat final). Dans le même esprit, la séquence des « dégageuses » anti émeutes, pelleteuses à manifestants, fait surtout sourire tant elle est laborieuse.
Ajoutez à cela un écueil personnel majeur, le fait que mon père m’ait raconté dans ma prime jeunesse la fin du film, révélation sur laquelle repose tout le scénario, et on pourra se demander quel intérêt j’ai pu diable lui trouver à cette œuvre.
Outre l’idée générale du film d’anticipation et son twist assez savoureux, deux éléments lui donnent une saveur particulière. Le premier est l’ambiguïté du personnage principal, son caractère de pique assiette allant gouter chez les riches, au fil de ses enquêtes, les vestiges d’un monde qu’il n’a pu connaître. Cette consommation va jusqu’à celle des « Furnitures », une des grandes idées du film, à savoir des femmes que les plus riches louent avec les appartements, bien de consommation parmi d’autres. L’attitude complice de ce procédé du protagoniste est assez intéressante : soit elle va dans le sens d’un sexisme propre aux 70’s, soit elle cherche à choquer en évitant de réellement s’indigner sur le sujet, à de rares répliques près… On optera pour la seconde solution.
[Léger spoil]
Le deuxième élément est la scène d’euthanasie d’un des personnages. Dans un monde surpeuplé, l’idée de se débarrasser des maillons faibles est on ne peut plus pragmatique. Outre le fait qu’on débarrasse les cadavres via des camions poubelles, ceux qui choisissent de mourir ont droit à une cérémonie en bonne et due forme, projection en cabine personnelle de ce que fut la nature avant qu’on la sabote. Belle idée pour une séquence assez émouvante qui vise à nous faire apprécier ce qui nous entoure encore.
De la même façon, la longue séquence muette de la découverte de Thorn sur la fameuse révélation est assez efficace.

Curieux constat, tout de même : si le film a vieilli, l’idée d’en faire un remake serait une erreur encore plus grave : il préserve tout de même un désespoir et une ambiguïté idéologique qui serait passé à la moulinette aujourd’hui, et de ce fait garde un véritable intérêt.

le seul souvenir que je garde vraiment du film c'est le générique du début avec des images fixes (il me semble) et la musique qui l'accompagne était vraiment bien

Oui, c'est une sorte de diaporama qui voit la surpopulation et la pollution croître de concert.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 8:55

@Nulladies a écrit:
un désespoir et une ambiguïté idéologique

C'est là toute la force du flm, qui m'avait déçu pour les mêmes raisons que toi il y a quelques années mais m'a beaucoup plus impressionné avec le recul en le revoyant récemment, ce qui peut paraître paradoxal quand le scénario n'est plus une surprise. Car finalement le film repose moins sur cette révélation que sur l'évolution du personnage principal, du petit profiteur qui nage dans le courant à l'humaniste révolté (moins une ambiguïté idéologique qu'une façon de montrer, sans trop de didactisme justement, la façon dont une idéologie peut s'imposer aux gens par la facilité et le force de l'habitude), et sa relation quasi amoureuse avec Sol, celui-là même qui l'amène à changer de regard sur le monde.

@Nulladies a écrit:

L’attitude complice de ce procédé du protagoniste est assez intéressante : soit elle va dans le sens d’un sexisme propre aux 70’s, soit elle cherche à choquer en évitant de réellement s’indigner sur le sujet, à de rares répliques près… On optera pour la seconde solution.

Complice jusqu'à un certain point, il s'instaure suffisamment de recul là-dessus à mesure de la relation entre Thorne et la fille pour dire ni l'un ni l'autre, mais plutôt une référence à la place des femme dans certaines sociétés totalitaires. Et puis entre la culture hippie et la libération sexuelle j'ai pas l'impression que l'Amérique était beaucoup plus sexiste qu'aujourd'hui dans les 70s comparé aux deux décennies précédentes.
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Zwaffle
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 8:56

@Nulladies a écrit:
@Zwaffle a écrit:
@Nulladies a écrit:


Les injures du temps.

Se souvenir des belles choses : voilà le programme de l’humanité, ou de ce qu’il en reste, dans un 2022 imaginé par les années 70. «People were always lousy, but there was a world, once », assène Roth, un des derniers vieillards à pouvoir témoigner de l’avant. Un brin didactique, la première partie du film fustige un futur d’autant plus inquiétant qu’il se réalise effectivement aujourd’hui, et qu’on ne peut que constater l’impuissance des hommes à infléchir la dévastation de la planète.
Même si  son future demeure d’actualité, Soleil Vert a mal vieilli. En ce qui me concerne, la simple vue du facies d’Heston est assez horripilante, d’autant qu’il ne semble jouer qu’avec la proéminence de sa mâchoire et la dilatation de ses orbites. Le rythme est parfois laborieux, les scènes de bagarres sont assez ridicules, puisqu’il s’agit le plus souvent de sur réagir à un poing pour tomber de la façon la plus grotesque possible sur un mobilier fragile qui n’attendait que les cascadeurs pour s’écrouler avec fracas (cf. les lits superposés dans le combat final). Dans le même esprit, la séquence des « dégageuses » anti émeutes, pelleteuses à manifestants, fait surtout sourire tant elle est laborieuse.
Ajoutez à cela un écueil personnel majeur, le fait que mon père m’ait raconté dans ma prime jeunesse la fin du film, révélation sur laquelle repose tout le scénario, et on pourra se demander quel intérêt j’ai pu diable lui trouver à cette œuvre.
Outre l’idée générale du film d’anticipation et son twist assez savoureux, deux éléments lui donnent une saveur particulière. Le premier est l’ambiguïté du personnage principal, son caractère de pique assiette allant gouter chez les riches, au fil de ses enquêtes, les vestiges d’un monde qu’il n’a pu connaître. Cette consommation va jusqu’à celle des « Furnitures », une des grandes idées du film, à savoir des femmes que les plus riches louent avec les appartements, bien de consommation parmi d’autres. L’attitude complice de ce procédé du protagoniste est assez intéressante : soit elle va dans le sens d’un sexisme propre aux 70’s, soit elle cherche à choquer en évitant de réellement s’indigner sur le sujet, à de rares répliques près… On optera pour la seconde solution.
[Léger spoil]
Le deuxième élément est la scène d’euthanasie d’un des personnages. Dans un monde surpeuplé, l’idée de se débarrasser des maillons faibles est on ne peut plus pragmatique. Outre le fait qu’on débarrasse les cadavres via des camions poubelles, ceux qui choisissent de mourir ont droit à une cérémonie en bonne et due forme, projection en cabine personnelle de ce que fut la nature avant qu’on la sabote. Belle idée pour une séquence assez émouvante qui vise à nous faire apprécier ce qui nous entoure encore.
De la même façon, la longue séquence muette de la découverte de Thorn sur la fameuse révélation est assez efficace.

Curieux constat, tout de même : si le film a vieilli, l’idée d’en faire un remake serait une erreur encore plus grave : il préserve tout de même un désespoir et une ambiguïté idéologique qui serait passé à la moulinette aujourd’hui, et de ce fait garde un véritable intérêt.

le seul souvenir que je garde vraiment du film c'est le générique du début avec des images fixes (il me semble) et la musique qui l'accompagne était vraiment bien

Oui, c'est une sorte de diaporama qui voit la surpopulation et la pollution croître de concert.

ça pour le coup c'était vraiment réussi et c'est bien la seule chose du film qui m'a marqué
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 8:59

@RabbitIYH a écrit:
@Nulladies a écrit:
un désespoir et une ambiguïté idéologique

C'est là toute la force du flm, qui m'avait déçu pour les mêmes raisons que toi il y a quelques années mais m'a beaucoup plus impressionné avec le recul en le revoyant récemment, ce qui peut paraître paradoxal quand le scénario n'est plus une surprise. Car finalement le film repose moins sur cette révélation que sur l'évolution du personnage principal, du petit profiteur qui nage dans le courant à l'humaniste révolté (moins une ambiguïté idéologique qu'une façon de montrer, sans trop de didactisme justement, la façon dont une idéologie peut s'imposer aux gens par la facilité et le force de l'habitude), et sa relation quasi amoureuse avec Sol, celui-là même qui l'amène à changer de regard sur le monde.

Oui, sûrement, c'est ce qui fait que j'ai apprécié pas mal de choses dans ce film. En fait, on me l'avait vendu comme un prodigieux CO, et j'ai été assez déconcerté et déçu finalement.
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 10:01

Non c'est clairement pas un CO, d'ailleurs j'en compte assez peu en SF dans les 70s, à part Zardoz (qui brasse plein d'idées fabuleuses avec style mais si tu t'attaches aux détails tu risques d'être déçu par les costumes kitsch, les références hippies et autres décors rétro-futuristes d'époque), Solaris, La planète sauvage et le premier Star Wars. Mais pour moi Soleil vert fait quand même partie des très bons avec THX 1138, Fahrenheit 451, Alien ou dans un autre style Woody et les robots.  geek 
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 10:16

A ce propos, je conseille l'excellent documentaire de Julien Dunand et Gildas Houdebine : Du sang sur la neige, qui retrace, de 1973 à 1993, l'aventure du Festival international du film fantastique d'Avoriaz.

Le doc est riche en images d'archives étonnantes et ne manque pas de mordant quand il se gausse sans vergogne de l'incompréhension et de la bêtise de l'intelligentsia face aux films de genre. J'en ricane encore... Passionnant et tordant.





En cherchant bien, le film doit être, je pense, assez facilement "chopable" sur le net.
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 10:46

@RabbitIYH a écrit:
Non c'est clairement pas un CO, d'ailleurs j'en compte assez peu en SF dans les 70s, à part Zardoz (qui brasse plein d'idées fabuleuses avec style mais si tu t'attaches aux détails tu risques d'être déçu par les costumes kitsch, les références hippies et autres décors rétro-futuristes d'époque), Solaris, La planète sauvage et le premier Star Wars. Mais pour moi Soleil vert fait quand même partie des très bons avec THX 1138, Fahrenheit 451, Alien ou dans un autre style Woody et les robots.  geek 

J'aime beaucoup Boorman, mais Zardoz a méchamment vieilli. ( Le slip rouge et les bretelles-cartouchières croisées sur le torse velu de Sean Connery, entre autres, ça pique les yeux. Le kitsch de l'ensemble m'a sorti du film. J'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser sérieusement au bidule. )

Pour le reste, je suis plutôt d'accord, même si je place Solaris, La planète sauvage et Alien très au-dessus de ces quelques films cités.

Celui-là est un CO pour moi  :




Prix spécial du jury Avoriaz 75
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 13:52

@Nulladies a écrit:


Passe ton Bach d’abord.

Ce spectacle d’Alexandre Astier a bien des mérites, le premier étant son originalité. Inattendu sur un terrain qu’il maitrise pourtant parfaitement, notre roi Arthur préféré explore les terres de la musique classique. Solfège, ethnologie, pratique du clavecin et de la viole de gambe, tout cela est mené de main de maitre.
Résolument hétérogène, le monologue est aussi didactique que comique. Le parti pris d’une leçon est une idée assez habile, qui n’évite pas toute la gouaille et le vocabulaire jubilatoire du trublion. Savoir combiner la force comique à l’intérêt du spectateur est tout de même chose assez rare pour qu’on salue ici la prouesse.
Le souci réside dans la nécessité de faire tenir le spectacle 95 minutes. En s’aventurant dans des thématiques plus psychologiques sur le rapport de Bach à sa famille, la mort de ses enfants et sa dépression, Astier plombe le rythme. C’est certes assez touchant, mais l’insistance sur le sujet, qui finit par devenir le propos principal, est un peu lourde et répétitive.
A cette réserve près, tout de même de taille puisqu’elle nuit à la dynamique générale du spectacle, Que ma joie demeure confirme tout le bien qu’on peut penser d’Astier, excellent comédien, homme de talent dont on suivra la carrière future avec attention.

Dans le genre "captation vidéo d’un spectacle vivant", je me suis régalé avec ça :



Deux critiques emblématiques des années 70, Georges Charensol (gentiment conservateur, amoureux du classicisme et pas totalement opposé à un certain cinéma populaire) et Jean-Louis Bory (homosexuel de gauche farouche partisan de la modernité) s’affrontent avec brio, mauvaise foi et humour (qui frise parfois l’absurde) à propos de Godard, de Pasolini, de Rohmer, de la Grande Bouffe de Ferreri ou des films de Gérard Oury, de Nagisa Oshima…

 cheers Jouissif !!
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 14:01

C'est sacrément excitant ! bounce 
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Goupi Tonkin
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 15:06

@Nulladies a écrit:
C'est sacrément excitant ! bounce 

Tiens, tu as ici un court extrait des "vrais" Bory et Charensol qui "s'étripent" en 1976 au micro du Masque et la plume à propos de L'empire des sens. Leur numéro de duettistes est vraiment très au point ( surtout quand on sait que les deux hommes étaient très amis dans la vie ). C'est déjà du théâtre. Je ne m'en lasse pas.

http://www.franceinter.fr/page_emission/172807/361855
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 15:50

@Goupi Tonkin a écrit:
@Nulladies a écrit:
C'est sacrément excitant ! bounce 

Tiens, tu as ici un court extrait des "vrais" Bory et Charensol qui "s'étripent" en 1976 au micro du Masque et la plume à propos de L'empire des sens. Leur numéro de duettistes est vraiment très au point ( surtout quand on sait que les deux hommes étaient très amis dans la vie ). C'est déjà du théâtre. Je ne m'en lasse pas.

http://www.franceinter.fr/page_emission/172807/361855
Yes Goupi ! Pas vu le spectacle de Morel mais par contre un souvenir extraordinaire d'écouter ces émissions à l'époque. Exceptionnel ! C'est un numéro, c'est du théâtre oui, et en même temps ne l'oublions pas, c'est de la pensée, et à décoder souvent sous de la bonne grosse couche de mauvaise fois !  cheers 
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 16:09

@Goupi Tonkin a écrit:
@Nulladies a écrit:


Passe ton Bach d’abord.

Ce spectacle d’Alexandre Astier a bien des mérites, le premier étant son originalité. Inattendu sur un terrain qu’il maitrise pourtant parfaitement, notre roi Arthur préféré explore les terres de la musique classique. Solfège, ethnologie, pratique du clavecin et de la viole de gambe, tout cela est mené de main de maitre.
Résolument hétérogène, le monologue est aussi didactique que comique. Le parti pris d’une leçon est une idée assez habile, qui n’évite pas toute la gouaille et le vocabulaire jubilatoire du trublion. Savoir combiner la force comique à l’intérêt du spectateur est tout de même chose assez rare pour qu’on salue ici la prouesse.
Le souci réside dans la nécessité de faire tenir le spectacle 95 minutes. En s’aventurant dans des thématiques plus psychologiques sur le rapport de Bach à sa famille, la mort de ses enfants et sa dépression, Astier plombe le rythme. C’est certes assez touchant, mais l’insistance sur le sujet, qui finit par devenir le propos principal, est un peu lourde et répétitive.
A cette réserve près, tout de même de taille puisqu’elle nuit à la dynamique générale du spectacle, Que ma joie demeure confirme tout le bien qu’on peut penser d’Astier, excellent comédien, homme de talent dont on suivra la carrière future avec attention.

Dans le genre "captation vidéo d’un spectacle vivant", je me suis régalé avec ça :



Deux critiques emblématiques des années 70, Georges Charensol (gentiment conservateur, amoureux du classicisme et pas totalement opposé à un certain cinéma populaire) et Jean-Louis Bory (homosexuel de gauche farouche partisan de la modernité) s’affrontent avec brio, mauvaise foi et humour (qui frise parfois l’absurde) à propos de Godard, de Pasolini, de Rohmer, de la Grande Bouffe de Ferreri ou des films de Gérard Oury, de Nagisa Oshima…

 cheers Jouissif !!

Si voulez du Bach austère SuperPiétiste, vous allez adorer...



Pas des comicocos les Jean-Marie Straub et Danièle Huillet... Malheureusement, c'est en allemand... (par contre musicalement c'est du très bon)

Pour une présentation austère de bois mort, par ici ! Bruno Dumont...
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 16:46

Straub /Huillet, c'est rêche. J'ai vu Othon ( sur Arte, à 2 heures du matin, en rentrant d'une soirée très arrosée ), ça m'a fait tout drôle mais j'ai tenu jusqu'au bout.
J'ai vu aussi un moyen métrage mi-doc mi-fiction sur Cézanne ( ça m'avait botté )

Chronique d'Anna Magdalena Bach est souvent considéré comme leur CO. ( je vais tenter de le choper avec des sous-titres )

M'étonne pas que Dumont kiffe Straub /Huillet ( c'est intéressant d'ailleurs ce qu'il dit ) !!!
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Ven 22 Aoû 2014 - 22:31

@Goupi Tonkin a écrit:
Straub /Huillet, c'est rêche. J'ai vu Othon ( sur Arte, à 2 heures du matin, en rentrant d'une soirée très arrosée ), ça m'a fait tout drôle mais j'ai tenu jusqu'au bout.
J'ai vu aussi un moyen métrage mi-doc mi-fiction sur Cézanne ( ça m'avait botté )

Chronique d'Anna Magdalena Bach est souvent considéré comme leur CO. ( je vais tenter de le choper avec des sous-titres )

M'étonne pas que Dumont kiffe Straub /Huillet ( c'est intéressant d'ailleurs ce qu'il dit ) !!!
Pour sûr du rêche avec ces gens là !  cheers 
J'ai vu ça il y a tellement longtemps. M'était pas endormi mais c'est du sec... Après j'ai tellement râlé sur les biopics de zicos où aucun morceau n'était complet, où on passait son temps à sonder les failles humaines des musiciens en ruinant pas à pas sa grandeur artistique...
Et puis hasard j'ai vu Gustav Leonhard en concert (peu de temps après avoir vu le film, tout début des années 80) dans une petite ville d’Alsace, Munster je crois, dans une ambiance hyper sobre, très loin du foin baroque naissant à l'époque à la capitale... Je ne saurais pas dire si son jeu avait évolué par rapport aux années 67 du film...
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 23 Aoû 2014 - 0:27

@Goupi Tonkin a écrit:
J'aime beaucoup Boorman, mais Zardoz a méchamment vieilli. ( Le slip rouge et les bretelles-cartouchières croisées sur le torse velu de Sean Connery, entre autres, ça pique les yeux. Le kitsch de l'ensemble m'a sorti du film. J'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser sérieusement au bidule. )

Un vrai CO pour moi pourtant, de loin le plus impressionnant pour sa dimension philosophique, son ambiguïté et sa mise en scène parmi les films que j'ai cités. Mais je te comprends, moi c'est Excalibur que j'ai jamais pu saquer pour ce genre de raisons alors que ça semble être un CO pour beaucoup.

@Goupi Tonkin a écrit:

Celui-là est un CO pour moi  :




Prix spécial du jury Avoriaz 75

Beaucoup entendu parler mais jamais vu, merci !
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 23 Aoû 2014 - 6:29

@RabbitIYH a écrit:
@Goupi Tonkin a écrit:
J'aime beaucoup Boorman, mais Zardoz a méchamment vieilli. ( Le slip rouge et les bretelles-cartouchières croisées sur le torse velu de Sean Connery, entre autres, ça pique les yeux. Le kitsch de l'ensemble m'a sorti du film. J'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser sérieusement au bidule. )

Un vrai CO pour moi pourtant, de loin le plus impressionnant pour sa dimension philosophique, son ambiguïté et sa mise en scène parmi les films que j'ai cités. Mais je te comprends, moi c'est Excalibur que j'ai jamais pu saquer pour ce genre de raisons alors que ça semble être un CO pour beaucoup.

@Goupi Tonkin a écrit:

Celui-là est un CO pour moi  :




Prix spécial du jury Avoriaz 75

Beaucoup entendu parler mais jamais vu, merci !

Ah oui, je plussoie en force, Phase IV est un bijou. J'en dois le visionnage au Goupi, d'ailleurs... cheers 
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 23 Aoû 2014 - 6:30

(et Excalibur, pareil, j'avais tenté il y a une dizaine d'années, j'ai vomi des yeux... Zardoz, jamais osé, des extraits m'avaient bien refroidi, mais qui sait, peut-être un jour ?)
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Tony's Theme
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Sam 23 Aoû 2014 - 9:59

Phase IV je l'avais vu gamin, ça m'avait vachement fait flipper à l'époque  pale 

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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 25 Aoû 2014 - 7:20



G.L.L.O.Q, mon ami…

On croyait la ville de French Connection poisseuse et désespérée… En déplaçant la thématique de la drogue vers celle de l’homosexualité underground, Friedkin achève son tableau d’un New York définitivement infréquentable.
Le carton intitial nous prévient : « Ce film n’est pas un réquisitoire contre l’homosexualité. Il ne représente qu’une minorité, non représentative. » En effet, on ne reprocherait pas à un cinéaste de dépeindre les hétéros comme des pervers si l’on allait fouiner du côté des boites à partouze. C’est ici le même principe.
Friedkin nous invite dans les bas-fonds, où se mêlent sueur, cuir et sexe, SM et exhibitions. Sans concession, sans complaisance non plus, il accompagne le regard un peu effaré de Pacino en infiltration, à la recherche d’un tueur en série. Sur cette trame résolument classique, et dont la résolution est faiblarde parce que secondaire, on peut voir l’anti Donnie Brasco : non seulement, le jeune Pacino y joue le flic quand il sera le gangster, mais le glamour du film est ici totalement décapé. C’est bien d’une descente aux enfers qu’il s’agit, celle d’un homme qui décide de jouer le jeu jusqu’à y laisser bien des lambeaux de sa personne.
Il s’agit donc bien de jouer la carte d’un regard extérieur sur un monde censé rester réservé aux initiés. Le malaise est assez permanent, et Pacino, sur le fil, restitue parfaitement cet équilibre instable, entre spectateur écœuré et appât s’enfonçant de plus profondément dans les arcanes du sexe.
Loin d’être un film réactionnaire ou fascisant qui stigmatiserait une communauté, Cruising prend bien soin de propager la perversion à celle qui se tient garante de la morale. Les flics se paient des gâteries à l’œil, ou se défoulent lors d’interrogatoires d’une rare violence, tandis que les motivations du protagoniste ou de son supérieur sont davantage au profit d’une carrière personnelle que d’une quelconque idée de la justice.
Crade, sans effet de manche, assez malin dans sa gestion du cadre pour montrer le pire sans jamais aller trop loin, Cruising est un film éprouvant et peu sympathique, qui par le malaise qu’il distille semble atteindre exactement les objectifs de son réalisateur.
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 25 Aoû 2014 - 9:08

 cheers 

La fin ne s'arrête à la résolution par contre, volontairement sous-dramatisée, c'est ce qui suit qui donne une dimension particulièrement ambiguë au film et au personnage de Pacino.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 25 Aoû 2014 - 9:13

@RabbitIYH a écrit:
 cheers 

La fin ne s'arrête à la résolution par contre, volontairement sous-dramatisée, c'est ce qui suit qui donne une dimension particulièrement ambiguë au film et au personnage de Pacino.

Oui, c'est vrai, à la relecture, ça n'est pas clair dans ce que j'écris.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 25 Aoû 2014 - 9:14

De Friedkin, je veux encore voir French Connection et Bug. D'autres suggestions ? (j'ai vu l'an dernier Killer Joe).
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 25 Aoû 2014 - 9:18

Tous deux excellents, sinon The Hunted est très sous-estimé.
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Nulladies
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 25 Aoû 2014 - 9:31

Ok. Et To live an die in L.A, tu l'as vu ?
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RabbitIYH
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   Lun 25 Aoû 2014 - 10:28

Non tiens, merci du rappel. Il semblerait que pour beaucoup c'est son meilleur.
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MessageSujet: Re: En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....   

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En visionnage : DVD / Divx / vhs / Super 8....
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